| Accueil | Créer un blog | Accès membres | Tous les blogs | Meetic 3 jours gratuit | Meetic Affinity 3 jours gratuit | Rainbow's Lips | Badoo |
newsletter de vip-blog.com S'inscrireSe désinscrire
http://tellurikwaves.vip-blog.com


 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
VIP Board
Blog express
Messages audio
Video Blog
Flux RSS

CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
  • 12842 articles publiés
  • 103 commentaires postés
  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
    Origine : 75 Paris
    Contact
    Favori
    Faire connaître ce blog
    Newsletter de ce blog

     Janvier  2026 
    Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
    293001020304
    05060708091011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293001

    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p15

    06/10/2013 13:20

    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970)  p15


    Analyse & critique de DVD Classik(8)

    Malgré tout, cet ultime western de Hawks se défend et présente un spectacle tout à fait digne d’intérêt. La scène d’ouverture est une vraie réussite, et si le scénario possède un manque flagrant d’originalité, il faut tout de même reconnaître que l’on ne s’ennuie jamais. Des chevauchées, de l’humour, de l’action, du rythme, quelques très jolis moments (la mexicaine balafrée parlant avec haine de Hendricks, la fin où Wayne lui demande de l’aider à marcher…), on retrouve parfois tout ce qui fait la magie et le talent de Hawks au travers de sa merveilleuse filmographie. De plus, la reprise d’éléments existants dans Rio Bravo et El Dorado contribue à faire de Rio Lobo un digne troisième film de cette trilogie informelle.

    On retrouve une histoire d’amitié virile entre cow-boys, mais également la présence de la femme forte, ici déclinée en deux femmes, à la fois aventurières, belles, félines, sachant ce qu’elles veulent, et conscientes de la responsabilité qu'imputent leurs actes. Répond également présente à l’appel la figure du vieil homme bougon, râleur, amateur d’alcool et attachant en la personne de Jack Elam dans le rôle du père Philips, qui n’a pas grand-chose à envier à Walter Brennan et Arthur Hunnicutt précédemment.

    Les moments d’humour affluent, et l’on retiendra notamment cette phrase désormais assez connue de Jennifer O’Neill à John Wayne dans le film : « Je me suis couchée près de vous parce que… vous êtes confortable ! » Il faut concéder que si l’histoire d’amour entre les personnages de Rivero et O’Neill est inintéressante de par son absolu manque de finesse, les personnages, chacun dans leur domaine, sont attachants et attrayants.

    Bien sûr, ne pas parler de la musique de Jerry Goldsmith serait impardonnable. Solidement composée, alternant le minimalisme et les envolées lyriques, entre guitare sèche et grande orchestration, la musique du compositeur est tout simplement magnifique. Le générique, les chevauchées, le raid contre les assiégeants du ranch de Philips… ne seraient pas ce qu’ils sont si la musique n’était pas aussi belle, allant même jusqu’à donner du lyrisme là où il n’y en a pas et du rythme là où les plans ne fonctionnent qu’à moitié. La musique est donc ici un facteur important, contribuant à la réussite relative que constitue ce film.
     
    Parmi les scènes « refaites », attardons-nous en outre sur la scène de l’échange à la fin du film, incroyablement inspirée de Rio Bravo. Quelques petits moments d’originalité (la présence d’une rivière propice au sort de Cordona, la fuite des hommes de Hendricks plutôt que la reddition) et un rythme solidement entretenu font de cette séquence un très bon moment. Mais il lui manque la magie, la simplicité, l’ambiance et le génie de son modèle.

     Ce final va même jusqu’à reprendre l’utilisation de la dynamite, mais en inversant le processus. Cette fois-ci, ce sont les « méchants » qui en usent, ou tout du moins qui essayent d’en user. Beaucoup plus aéré que Rio Bravo, en ce qui concerne les lieux de tournage, Rio Lobo n’arrive là encore pas à se démarquer de l’un des deux films précédents : El Dorado. Les chevauchées filmées simplement, sans effets, les ballades tranquilles dans le désert… Autant d’éléments qui renvoient au précédent western d'Howard Hawks.






    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p16

    06/10/2013 13:22

    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970)  p16







    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p17

    06/10/2013 13:24

    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970)  p17


    Analyse & critique de DVD Classik(Fin)

    En fait, ce troisième opus n’arrivera jamais à se démarquer par quelque aspect que ce soit de ses deux prédécesseurs : il se contente de reprendre tous leurs ingrédients en n’essayant jamais d’apporter une quelconque originalité à la forme, comme le faisait pourtant si brillamment El Dorado. C’est précisément ce que l’on peut déplorer dans Rio Lobo ; de donner dans la répétition pure et simple, construisant ainsi un film se contentant paresseusement de répéter des motifs sans vraiment évoluer.

    Le film irait donc jusqu’à afficher les défauts de ses qualités : à force de vouloir donner des repères au spectateur pour qu’il se sente en terrain connu, il finit par perdre le sel de ce qui était au départ une éblouissante démonstration de force cinématographique engagée avec les deux premiers films du triptyque Hawksien. Et ce n’est pas quelques fusillades tonitruantes, un très bon casting en roue libre, et beaucoup d’humour qui y changeront quelque chose.

    A sa sortie en salle, personne ne s’y trompe : les producteurs eux-même doivent concéder que le film est bien moins bon que prévu. Les critiques (sauf exceptions) ne se gênent pas pour enfoncer ce western, n’aidant en aucune manière la sortie bien compromise d’un film dont tout le monde attendait beaucoup plus. La fréquentation en salle confirme encore plus cette tendance, car si le film marche plutôt bien (4 250 000 dollars au box-office américain), il s’avère être une entreprise financière beaucoup moins rentable que les quatre précédentes collaborations Hawks-Wayne.

    De plus, largement surpassé par l’écrasant succès de Little Big Man sorti exactement en même temps, un western concurrent totalisant 15 millions de dollars au box-office américain. Même Howard Hawks, vers la fin de sa vie, a été jusqu’à affirmer à propos de Rio Lobo : « A mon avis, ce film ne valait rien ! » On ne peut que trouver trop dur ce jugement d’un cinéaste au regard acerbe sur ce film qui vaut tout de même un peu plus que ce que les critiques ont pu en dire à l’époque. Rio Lobo finira 20ème au classement des succès cinématographiques de l’année 1970.

    Il existe un article intéressant dans le livre Le Western (paru chez Tel, Gallimard, numéro 219), précédant la sortie du dernier film de Hawks : « (…) Si l’on songe à l’âge du réalisateur (l’âge des testaments), si enfin l’on envisage l’actuel sommeil du genre, c’est un film important qui va naître. » Certes, l’avenir va donner tort à cette citation, mais il est bon de relativiser l’échec artistique que ce western constitue pour beaucoup de spectateurs. Loin du chef-d’œuvre attendu, Rio Lobo, avec ses maladresses et ses erreurs, demeure tout de même un très bon divertissement, toujours honnête, et signé par un Howard Hawks au crépuscule de sa carrière.

    Herbert Léonard





    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p18

    06/10/2013 13:26

    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970)  p18


    La critique de Roger Ebert

    Howard Hawks' "Rio Lobo" is a John Wayne Western. That was a little unusual in 1970, because John Wayne had unaccountably been finding himself in some Westerns that weren't John Wayne Westerns. "Chisum" and "The Undefeated" (1969), for example, didn't quite understand the mythic nature of the Wayne character, and so we got a lot of scenery and very little chemistry. "True Grit" (1969), a very good movie, chose to comment on the Wayne character instead of exploiting it. And so it has been a long time since a John Wayne Western in the classic mold: Not, in fact, since Howard Hawks' last film, "El Dorado" (1967).

    Both "El Dorado" and "Rio Lobo" deliberately avoided any innovations in the basic Wayne role, as it was invented and shaped since the 1930s by John Ford, Henry Hathaway, Hawks himself, and minor directors who copied them. Hawks apparently felt that he'd already had his day an an inventor of archetypes, and now that he was in his '70s (and Wayne was in his '60s), it was time to mine the vast deposits of memories, conventions and nostalgia from all those earlier Wayne films.
    *
    In this case, the story itself doesn't matter much. We go to a classic John Wayne Western not to see anything new, but to see the old done again, done well, so that we can sink into the genre and feel confident we won't be betrayed. To some degree Wayne movies are rituals, and so it is fitting that they resemble each other. "El Dorado" was a remake of Hawks' "Rio Bravo" (1958), and "Rio Lobo" draws from both of them. (It is said that when Hawks called Wayne and offered to send over the script, Wayne replied, "Why bother? I've already made the movie twice.")





    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p19

    06/10/2013 13:29

    © DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970)  p19


    Roger Ebert(fin)

    This time we get some introductory Civil War action before Wayne heads West. He plays a colonel whose gold shipment is hijacked by Confederates, and he has reason to believe some of his men are informers. The hijacking itself is handled in a typically sly Hawks manner; I won't tell you how it's done but you may be surprised when the Rebs let the train go right on past them. After the war, Wayne finds himself in Texas and inexorably (as these things go in Westerns) involved in the lives of the men who betrayed him.


    There are the usual plot elements: He's drawn against his will into a battle of good vs. evil, when the sheriff proves corrupt and the townspeople impotent. There's a good rancher, who is rescued, and some heroines, who are rescued after sufficient heavy breathing.There are the usual people to be crept up on and silenced And there is that scene, which Hawks seems so fond of, where the good guys barricade themselves inside the sheriff's office and wait for help.

    When they're all inside, we realize that the character types are the same as in "Rio Bravo" and "El Dorado." In addition to Wayne, there's the spunky young kid, the ineffectual good sheriff and the old guy who provides comic relief.I'm sorry to say, however, that "Rio Lobo" is just a shade tired, especially after the finely honed humor and action of "El Dorado." Perhaps Hawks was reluctant to quote too much from his previous two films. I can't imagine why.






    Début | Page précédente | 1204 1205 1206 1207 1208 1209 1210 1211 1212 1213 1214 1215 1216 1217 1218 1219 1220 1221 1222 | Page suivante | Fin
    [ Annuaire | VIP-Site | Charte | Admin | Contact tellurikwaves ]

    © VIP Blog - Signaler un abus