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 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
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CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
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  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
    Origine : 75 Paris
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    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p8

    04/10/2013 05:45

    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p8


    Genèse (fin)

    Le film se tourne en Grande-Bretagne, à Holy Island, appelé aussi Lindersfarne, un endroit que l’on dit hanté de fantômes. Un lieu reculé. Une population locale méfiante. Et le climat y est aussi changeant que sur les lacs de Mazurie.Pour ne rien arranger,les trois interprètes principaux ont chacun des caractères complexes Stander se comporte comme une brute (il frappe réellement Dorléac dans la scène de lutte), Pleasance arrive sur le tournage le crâne rasé à la stupeur générale et prend l’équipe de haut. Et Dorléac souffre beaucoup, de l’endroit et des gens.

    La mauvaise humeur est générale et le tournage prend du retard à tel point que Roman Polanski décide, en échange, de donner ses pourcentages de Répulsion en gage de bonne volonté. Stander simule aussi des problèmes physiques pour toucher des cachets supplémentaires ; le film manque d’être définitivement arrêté. Brach fait alors croire à Stander que Polanski veut l’engager dans son prochain film, et du jour au lendemain Stander remarche ! Et le tournage avec lui.

    Désireux de tourner une des scènes du film en seul plan et à l’heure magique, Roman Polanski passe une journée entière à la préparer et à organiser le passage d’un avion dans le même plan avec un opérateur radio installé derrière la caméra dans une cabine insonorisée et relié par ondes au pilote de l’avion. Le cinéaste explique que « Les longues prises sont toujours préférables lors des scènes d’émotion parce qu’elles permettant aux comédiens de rester dans leur rôle. » 

    Le chef opérateur, Gil Taylor, abandonne Roman Polanski sur cette scène dite infaisable. Mais le cinéaste y parvient. Hélas, à la troisième prise, Françoise Dorléac s’évanouit à cause de la froideur de l’eau. Jugé coupable, Roman Polanski échappe de peu à la mutinerie de toute son équipe. Le tournage achevé, le metteur en scène repart à Londres, exténué, et passe plusieurs jours seul dans son hôtel. Il faut encore monter Cul de Sac.






    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p9

    04/10/2013 05:47

    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p9


    Critique du Monde
    L'Oeil sur l'écran
    18 juillet 2013

    Après un mauvais coup qui a visiblement mal tourné, deux gangsters blessés arrivent dans un château anglais isolé habité par un quadragénaire qui a tout abandonné pour vivre avec sa très jeune épouse. Le plus valide des deux gangsters n'a aucun mal à prendre le dessus sur eux... Cul-de-sac, le film de Roman Polanski, est beaucoup de choses à la fois : c'est indéniablement une tragédie puisque l'irruption d'un élément étranger, rustre et brutal, va provoquer une grave et profonde crise dans ce couple mal assorti.

    C'est tout aussi indéniablement une comédie car, de l'humour, le film en regorge, un humour noir, un humour qui peut faire grincer des dents sans doute mais qui fonctionne parfaitement. C'est également un film de suspense et de tension, Cul de Sac est l'un des plus beaux huis clos (en plein air) qui soient. Polanski mêle tous ces éléments avec habilité mais, si le film a tant marqué les esprits, c'est surtout pour son inventivité et sa grande liberté de ton, notamment dans la description des rapports à l'intérieur du couple : si l'homme fait preuve de tant de lâcheté face au gangster, c'est aussi parce qu'il est dans une impasse face à sa femme, il sent qu'en seulement dix mois, elle se détache de lui.

    Il est prêt à tout accepter pour la garder et il reproduit ce comportement masochiste sur le truand qui s'impose, lui non par le charme, mais par la force. Il a déjà dépassé le point de non retour et le cul-de-sac n'est pas seulement celui du château isolé sur son île, c'est aussi le cul-de-sac émotionnel de l'homme. L'irruption du gangster n'est qu'un révélateur, d'ailleurs lui aussi se fera manipuler par la femme qui est le véritable personnage fort de cette histoire. Polanski fait une description sans fard de cette relation et, comme souvent avec lui, il y a quelque chose de troublant dans son propos qui nous renvoie sur nous-mêmes.
    Elle: ***
    Lui : ****






    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p10

    04/10/2013 05:51

    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p10







    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p11

    04/10/2013 05:53

    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p11


    La critique de Roger Ebert(1)
    December 28, 1967   

    Sometimes I get the idea that Chicago is trapped in a time warp, and that is why we get European films a year after their New York openings. Alain Resnais' "La Guerre Est Finie," for example, still hasn't played here a year after its heralded arrival in New York.The Town Underground has been helping the situation recently with a series of first-run films by such as Tony Richardson, Jules Dassin and Resnais. The trouble is, some of the runs have been so short the secret didn't leak out that they were even in town.


    The current offering, which crept into town under cover of Christmas and will doubtless creep out again in a day or two, is Roman Polanski's "Cul-de-Sac." It arrives bedecked with the best film award from the Berlin film festival and the critic's award from Venice.Polanski, the wild man of the young European directors, made this after "Knife in the Water"and before he came to Hollywood.He shot it in English on location in a grim British castle where Sir Walter Scott allegedly wrote "Rob Roy." He has populated the castle with strange people: Donald Pleasence, who shaves his head; Francoise Dorleac, his sensuous young French wife, and Lionel Stander, as a criminal who terrorizes them for two days.






    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p12

    04/10/2013 05:55

    © DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p12







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