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© DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p5
06/10/2013 13:00
Cast(partiel) John Wayne : Colonel Cord McNally Jorge Rivero : Capitaine Pierre Cordona Jennifer O'Neill : Shasta Delaney Jack Elam : Phillips Christopher Mitchum : Sergent Tuscarora Phillips Susana Dosamantes : Maria
Mike Henry : Shérif Hendricks Jim Davis : Homme de la bande à Hendricks Bill Williams : Shérif Pat Cronin David Huddleston : Docteur Jones (dentiste)
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© DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p6
06/10/2013 13:02
Analyse & critique de DVD Classik
Durant la guerre de Sécession, le capitaine Cordona et ses guerilleros volent un chargement d'or à destination de l'Union, placé sous la responsabilité du colonel McNally. Au cours de l'attaque du train, l'officier que McNally considérait comme son fils est tué. Il jure de le venger. Peu après, il permet la capture de Cordona et de son éclaireur, Tuscarora. Les deux rebelles refusent de livrer les noms des traîtres qui leur ont indiqué le convoi d'or. A la fin de la guerre, Cordonna sort du camp d'internement où il a passé de longs mois : McNally l'attend. Cordonna accepte de l'aider et lui donne le signalement des traîtres, dont il ignore véritablement le nom
Howard Hawks est sans conteste l’un des plus grands cinéastes de l’histoire du cinéma hollywoodien, et sa réputation (notamment sur ce site) n’est plus à faire. Hawks a réalisé des chefs-d’œuvre dans tous les genres : la comédie (L’Impossible monsieur Bébé, La Dame du vendredi…), le drame (Seuls les anges ont des ailes…), le film noir (Le Port de l’angoisse, Le Grand sommeil),le film d’aventures (Hatari * le péplum (La Terre des Pharaons), et bien sûr le western.
On considère aujourd’hui Hawks comme l’un des plus importants réalisateurs de westerns, alors qu'il n'en n'a par ailleurs réalisé que cinq. Il y eu le grandiose La Rivière rouge, la première collaboration Hawks-Wayne, le très original et magnifique La Captive aux clairs, et enfin la fameuse trilogie informelle composée de l’inénarrable Rio Bravo (l’un des plus grands et plus beaux westerns de l’histoire du cinéma), du mémorable El Dorado (dont la réputation n’est également plus à faire) et du très controversé Rio Lobo.
Ce dernier, qui est également le chant du cygne de Hawks au cinéma (ce sera son dernier film), supporte la réputation de mauvais western, paresseux et indigne du cinéaste qu’est Howard Hawks. Est-ce vraiment le cas ?
* HATARI ?...hum chuis pas sûr
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© DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p7
06/10/2013 13:03
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© DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p8
06/10/2013 13:06
Analyse & critique de DVD Classik(2)
Rio Lobo compte, certes, nombre de défauts. L’intrigue paraît sans envergure, et même arrangée de manière à cacher le peu de consistance de l’ensemble, mais présente tout de même de jolies scènes. Prenons par exemple toute la séquence d’ouverture avec l’attaque du train. Elle est efficacement mise en scène, vraiment impressionnante et rythmée, entrecroisant avec maestria les divers niveaux du plan établi par les Confédérés (graisser la voie, récupérer le train, le stopper avec les cordages, emporter l’or…), et présentant un portrait tout à fait convaincant des sudistes fauchés mais malins, et du rouleau compresseur nordiste, à la fois déterminé et possesseur de gros moyens.
Tout le début du film bénéficie d’un joli sens du détail,d’un montage assez rigoureux,d’une action omniprésente et d’une présentation des personnages fort sympathique. Ce qui nous amène à parler du casting. Evidemment nous retrouvons John Wayne, alors au sommet de sa gloire, déjà incontestablement mythifié aux yeux du public, et entamant la dernière ligne droite de sa carrière (il ne tournera plus que neuf films après celui-ci, dont sept westerns).
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© DR -RIO LOBO de Howard Hawks (1970) p9
06/10/2013 13:08
Analyse & critique de DVD Classik(3)
Toujours solide, immense, fort et digne, en comptant un ajout d’embonpoint qui se fait sérieusement sentir avec l’arrivée des années 70, le Duke montre qu’il a toujours le monopole du charisme : inutile de dire qu’il crève l’écran du début à la fin, comme à son habitude, et qu’il remonte le niveau du film, beaucoup plus modeste que ses quatre précédentes collaborations avec Hawks. S’il est plus fréquemment doublé à l’écran que d’ordinaire, c’est surtout parce qu'il vieillit et que les scènes en altitude commencent alors à se faire plus pénible pour lui.
Ensuite, il y a Christopher Mitchum, fils de Robert, qui s’en sort convenablement : pour un jeune acteur au large sourire, il tire son épingle du jeu et ajoute un peu de fraîcheur à l’entreprise. Enfin, pour clôturer cette présentation du groupe de tête, il y a Jorge Rivero qui, après quelques films mexicains sans grande envergure, se fait engager par Hawks pour ce film. Rivero s’en sort, lui aussi, plus que correctement, surtout en regard de la direction d’acteurs un peu lâche.Il livre une interprétation sympathique,très masculine, et forme un joli duo avec Wayne.
Son rôle sera en revanche malheureusement compromis par une histoire d’amour inintéressante qui tend régulièrement à ridiculiser son personnage. Hawks, n’ayant pu avoir Robert Mitchum (déjà présent dans El Dorado), décide ainsi de décliner le rôle en deux jeunes personnages, ceux tenus par Christopher Mitchum et Jorge Rivero. Si la combinaison ne fonctionne pas avec autant de réussite que dans El Dorado, force est de constater que les deux acteurs donnent le meilleur d’eux-mêmes, n’ayant pas vraiment à souffrir de la comparaison.
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