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 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
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CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
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  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
    Origine : 75 Paris
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    © DR - 99 Francs - p41 / L'interview de F.B par l'eXpress

    28/05/2013 05:50

    © DR - 99 Francs - p41 / L'interview de F.B par l'eXpress


     

    INTERVIEW:Frédéric Beigbeder
    Par Peras Delphine et (L'Express) suite
     
     
    A propos de Bret Easton Ellis ou encore de Jay McInerney, que vous présentez comme des références littéraires, avez-vous le sentiment d'être arrivé à leur niveau? 
     
    Je constate qu'en 2005 les critiques de la Book Review, supplément littéraire dominical du New York Times, ont dit du bien de mon livre Windows on the World alors qu'ils ont descendu celui de Bret Easton Ellis, Lunar Park. Ils trouvaient même bizarre que je puisse adorer cet écrivain... Dans leur pays, Ellis et McInerney sont considérés un peu comme moi dans le mien: Jay McInerney passe d'abord pour un dragueur de filles et un cocaïnomane, il n'y a qu'en France qu'on le lit sérieusement et qu'on dit que La Belle Vie, son dernier roman, est un bon livre. J'ai aussi ce problème, c'est en grande partie ma faute. 
     
    Je vous demande d'ouvrir les yeux, car, à l'étranger, je ne suis pas du tout perçu comme un pitre! Je suis désolé d'avoir à le rappeler, et à faire moi-même les éloges que la presse ne me fait pas dans mon pays. En Angleterre, j'ai quand même reçu le prix du meilleur roman étranger de l'année pour Windows on the World. Ça finit par être agaçant. J'aimerais être jugé normalement. 
     
    Comment expliquez-vous l'incroyable succès de 99 Francs en Russie? 
    Vous voulez dire en dehors de mon immense talent, bien sûr? 
     
    Bien sûr! 
     
    Après la chute du communisme, il y a eu une irruption de capitalisme sauvage, on est passé des privations aux privatisations, de la Pravda à Prada. Les gens se sont retrouvés complètement paumés. C'est inimaginable à quel point tout était organisé, régi. Beaucoup de choses étaient gratuites. Il a donc fallu se débrouiller du jour au lendemain.
    *
    Dans cette découverte de la liberté - et de ses inconvénients, puisque désormais, c'est chacun pour soi - 99 Francs a été reçu comme un pamphlet anticapitaliste écrit par quelqu'un qui vit dans un système capitaliste et qui connaît son fonctionnement. Des gens ont lu ce livre comme une critique de cette nouvelle utopie.Mais d'autres l'ont pris comme un guide pratique,pour savoir comment s'habiller,quelle voiture acheter comment il fallait vivre pour être un yuppie accompli. 
     
    Qu'est-ce qu'un bon roman, selon vous? 
     
    C'est un roman qui nous fait regarder le monde différemment, qui nous apprend des choses qu'on ne connaissait pas. Sur soi, mais également sur le décor dans lequel on évolue. C'est peut-être aussi un moyen d'entrebâiller la porte sur des coulisses obscures. De chercher à savoir comment est fabriquée la publicité, par exemple, comment sont recrutés les top-modèles,ce qui s'est passé dans le restaurant du World Trade Center entre 8 h46 et 10 h30 le 11 septembre 2001..Avec chaque livre, j'essaie de montrer l'immontrable, de dire l'indicible et surtout d'entrer dans des zones confuses, les méandres du cerveau humain. Avec Au secours pardon, j'explore cette attirance insensée pour la jeunesse. 





    © DR - 99 Francs - p42 / L'interview de F.B par Peras Delphine

    28/05/2013 05:57

    © DR - 99 Francs - p42 / L'interview de F.B par Peras Delphine


     INTERVIEW:Frédéric Beigbeder
    Par Peras Delphine et (L'Express) suite
     
    Un bon roman, n'est-ce pas aussi une bonne histoire? 
     
    Si, bien sûr. C'est ce que je fais dans Au secours pardon: un homme part en Russie à la recherche de la plus belle femme du monde. Il n'y a pas de meilleure histoire! C'est la quête du Graal!Ce livre,c'est Moby Dick,en fait, une blonde aux yeux bleus remplaçant la baleine blanche...
     
    On y sent une grande mélancolie. Seriez-vous un dépressif derrière le masque mondain? 
     
    Contrairement à Octave, qui n'a tenu qu'une séance, je continue à voir une psychiatre et un psychanalyste, parce que l'un peut donner des médicaments et l'autre pas. Je leur raconte ce qui me passe par la tête et je vais mieux en sortant. Je n'ai pas été diagnostiqué comme dépressif profond, mais comme quelqu'un d'anxieux. Donc je ne prends pas de Prozac, mais du Xanax, c'est plus léger. Et du Stilnox pour dormir, comme Jean-Luc Delarue! 
     
    Dans Windows on the World, vous écrivez que "les seuls sujets intéressants sont les sujets tabous". Alors, combien gagnez-vous? 
     
    Il faut calculer,c'est compliqué.Ayant arrêté Le Grand Journal, je vais gagner beaucoup moins d'argent à la télé. 
     
    40 000 euros par mois pour cette émission, c'est vrai? 
     
    Si j'y étais allé cinq jours par semaine pendant un mois, effectivement j'aurais gagné 40 000 euros. Mais je n'y allais plus qu'une ou deux fois par semaine, j'étais donc beaucoup moins payé. Les livres, ça peut rapporter, mais moins que le bruit que ça fait. Un chanteur ou un acteur de cinéma gagne beaucoup plus, mais je ne vais pas me plaindre. Maintenant, mon argent va surtout venir du cinéma: je suis intéressé aux bénéfices du film 99 Francs
     





    © DR - 99 Francs - Fin / L'interview de F.B par l'eXpress

    28/05/2013 06:06

    © DR - 99 Francs - Fin / L'interview de F.B par l'eXpress


     

    INTERVIEW:Frédéric Beigbeder
    Par Peras Delphine et (L'Express) Fin
     
     
    Le prix Goncourt, vous y pensez tous les jours en vous rasant - ou plutôt en vous taillant la barbe? 
     
    Si l'on considère que le Goncourt couronne le meilleur roman de l'année, je serai très triste de ne pas figurer dans la liste du prochain, comme je l'ai été pour 99 Francs et pour Windows on the World. J'ai fait un travail solide pour Au secours pardon. Les jurés du Goncourt ont loupé Houellebecq. Mais, l'an dernier, ils ont vraiment couronné le meilleur roman, avec Les Bienveillantes
     
    On vous voit partout, mais, pour la sortie de votre livre, vous refusez d'apparaître à la télévision... 
     
    C'est assez compliqué de parler de littérature en quelques minutes. Si on choisit d'écrire un roman, c'est précisément pour aller au fond des choses. Aujourd'hui, quelqu'un qui choisit de lire un livre plutôt que d'aller au cinéma, de regarder une émission de télé, de lire un magazine, le fait pour entrer dans le cerveau de quelqu'un d'autre, prendre son temps, être dans le silence, la solitude. Peut-être que l'écrivain doit être un peu comme cela. Peut-être aussi que je n'arrive plus à concilier tous mes masques.Je suis fasciné par les gens qui disparaissent,comme J. D. Salinger. Il est temps que je me cache, moi aussi... 
     
    "Je n'arrive jamais à décider qui je suis vraiment", avez-vous déclaré. Y êtes-vous enfin parvenu? 
     
    Mon problème a surtout été de ne jamais arriver à dire non, à personne. Parce que j'ai envie qu'on m'aime. Quand j'ai publié mon premier roman, Mémoires d'un jeune homme dérangé, j'ai rencontré un publicitaire, Philippe Michel, qui m'a embauché, et j'ai fait pendant dix ans un métier que je n'aimais pas. Aujourd'hui, il serait temps que je fasse des choix. 
     
    Dire non est une des choses que ma psy m'a apprises, un grand progrès. Dans une journée, il n'y a pas assez d'heures pour tout faire, et il faut choisir de faire vraiment ce qui nous épanouit le plus, ce qui nous semble le plus juste, le plus sincère. Le reste du temps, quand ce n'est pas du travail, il faut, si possible, continuer à s'amuser quand même! 
    *
    *
     
    Frédéric Beigbeder
     
    1965 -Naissance à Neuilly-sur-Seine. Sciences po, DESS en marketing et publicité.
    1990 -Publicitaire chez Young & Rubicam, publie Mémoires d'un jeune homme dérangé.
    1997 -Critique littéraire à Voici et sur Paris Première.
    2000 -99 Francs.
    2002 -Directeur littéraire chez Flammarion.2003 Windows on the World, prix Interallié.
    2007 -Au secours pardon. Cesse sa collaboration au Grand Journal (Canal +). 





    © DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010

    29/05/2013 09:40

    © DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010


    Yo, también
    est un film espagnol réalisé par Álvaro Pastor et Antonio Naharro,
    sorti le 21 juillet 2010. L'expression espagnole « yo también » signifie « moi aussi » en français.

    **

    *

    Résumé
    Daniel, 34 ans, est le premier Européen avec le syndrome de Down à avoir obtenu un diplôme universitaire. Il commence à travailler à Séville, où il rencontre une collègue, Laura. Ils deviennent rapidement amis, attirant l'attention de leurs collègues et de leurs familles. Leur relation unique devient problématique lorsque Daniel tombe amoureux de la jeune femme. Mais ces âmes rebelles refusent de se plier aux règles, ils trouvent l'amitié et l'amour qu'ils n'ont encore jamais connus.

     






    © DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010 (p2)

    29/05/2013 16:42

    © DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010 (p2)


    Fiche technique
    Titre : Yo, también
    Réalisation : Antonio Naharro et Álvaro Pastor
    Scénario : Antonio Naharro et Álvaro Pastor
    Producteurs : Manuel Gómez Cardeña,
    Julio Medem et Koldo Zuazua
    Producteurs exécutifs : Koldo Zuazua et
    Emilio González García
    Production : Alicia Produce et Promico Imagen
    Montage : Nino Martínez Sosa
    Costume : Fernando Garcia Marin
    Décors : Manuel Gómez Cardeña
    Musique : Guille Milkyway
    Photographie : Alfonso Postigo
    Son : Eva Valiño
    Distributeur : Happiness, en France
    Pays d'origine : Espagne
    Langue : espagnol
    Genre : comédie dramatique
    Format : couleur - 35 mm
    Durée : 1h43
    Date de sortie : 21 juillet 2010

     






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