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 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
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CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
  • 12842 articles publiés
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  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
    Origine : 75 Paris
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    © DR - 99 Francs - de Jan Kounen (2007) p36

    28/05/2013 04:50

    © DR - 99 Francs - de Jan Kounen (2007)  p36







    © DR - 99 Francs - de Jan Kounen (2007) p37

    28/05/2013 04:52

    © DR - 99 Francs - de Jan Kounen (2007)  p37







    © DR - 99 Francs - de Jan Kounen (2007) p38

    28/05/2013 04:58

    © DR - 99 Francs - de Jan Kounen (2007)  p38


     

    Accueil / Box-office 
    Le film a réalisé 1 467 555 entrées en Europe, dont 1 231 420 en France, et a rapporté 13 442 285 $ dans le monde entier, soit un peu plus que son budget.
     
     
    Distinctions /Récompenses 
    Prix Lumière du meilleur espoir masculin pour Jocelyn Quivrin en 2008.
    Étoiles d'or du cinéma français de la révélation masculine pour Jocelyn Quivrin en 2008.
     
    Nominations 
    César du meilleur espoir masculin pour Jocelyn Quivrin en 2008.
     





    © DR - 99 Francs - p39 / L'interview de F.B par l'eXpress

    28/05/2013 05:20

    © DR - 99 Francs - p39 / L'interview de F.B par l'eXpress


     

    INTERVIEW :Frédéric Beigbeder
    Par Peras Delphine et (L'Express), publié le 14/06/2007
     
    Q-En dehors de vos lecteurs-certes nombreux-on vous voit surtout dans le rôle de l'amuseur public, qui danse avec Franck Dubosc sur le plateau du Grand Journal, qui écume les boîtes de nuit, qui défraie la chronique mondaine... Etes-vous un écrivain ou un bouffon? 
    *
    R-Les gens ignorent - parce qu'il n'y a pas de caméra chez moi, Dieu merci! - que, le reste du temps, je mène une vie extrêmement monacale, seul avec un chat. J'écris beaucoup, je lis beaucoup. J'ai donc une existence assez studieuse, besogneuse même. Une fois que c'est fini, je n'ai qu'une envie: sortir, rigoler, être dans la lumière, faire un numéro de claquettes, voir des jolies filles, boire, etc. J'aime bien m'amuser! C'est très agréable d'aller à Cannes, sur la plage du Martinez, pour lancer des vannes à Jude Law et à Norah Jones. Il faudrait donc être ennuyeux pour être pris au sérieux? Lorsqu'on a aussi le don de faire se marrer les autres, il est dur de résister à cette tentation. 
     
    N'est-ce quand même pas au détriment de votre travail d'écrivain? 
     
    Mais je peaufine énormément mes livres! Au secours pardon est mon premier roman depuis quatre ans.J'ai travaillé quasi à plein-temps sur ce texte.Et j'ai démissionné du Grand Journal vous ne me verrez donc plus faire le pitre!Arrêtons de considérer comme un obstacle cette "peopolisation" dont je ne suis pas toujours l'instigateur. J'ai même arrêté mes chroniques littéraires à Voici. Est-ce que vous considérez Truman Capote comme un écrivain? Ou Francis Scott Fitzgerald, Françoise Sagan, ou encore Jean Cocteau? Ils ont toujours eu une image de mondains. Truman Capote a passé sa vie dans les cocktails, c'était une langue de pute, il se marrait, il faisait le pitre. Et puis on s'est aperçu que De sang-froid était un tournant dans l'histoire du roman, que Capote a peut-être produit un chef-d'oeuvre avec Petit Déjeuner chez Tiffany. Cessons de prendre les écrivains mondains pour des non-écrivains! 
     
    Vous vous comparez à Fitzgerald, Françoise Sagan, Truman Capote?... 
     
    Bien entendu! [Rires.] Je dis juste que c'est une erreur de croire qu'être mondain décrédibilise les écrivains. On a emmerdé ces gens-là toute leur vie sur l'air de "Un cocktail, des Cocteau", ou en reprochant à Fitzgerald d'être en photo dans Vogue. Moi aussi, je suis dans Vogue, et on me le reproche tout autant. Ça n'a pas changé en un siècle. Qu'on lise mes livres, on verra qu'ils sont en parfaite cohérence avec ma vie: j'essaie justement d'y analyser l'hédonisme, de savoir si l'idéologie actuelle nous rend heureux ou pas. Octave, le héros de 99 Francs et d' Au secours pardon ,est un jouisseur malheureux, un égoïste romantique, un mec qui ne pense qu'à draguer des femmes sublimes, être célèbre et avoir du fric. Or cela ne le rend pas heureux. Je pense que c'est un sujet important. 
     





    © DR - 99 Francs - p40 / L'interview de F.B par Peras Delphine

    28/05/2013 05:32

    © DR - 99 Francs - p40 / L'interview de F.B par Peras Delphine


     INTERVIEW:Frédéric Beigbeder
    Par Peras Delphine et (L'Express)
     
     
    Octave disait dans 99 Francs qu'"on ne peut pas détourner un avion sans monter dedans"en référence à Gramsci et à sa théorie, selon laquelle il faut être à l'intérieur du système pour le changer. Avez-vous vraiment l'intention de détourner l'avion ou avez-vous définitivement pris vos aises en business class? 
     
    Maintenant, je prends plutôt des avions privés! Sérieusement, je crois que ma façon de détourner l'avion, c'est d'écrire: 99 Francs parle de la marchandisation du monde par la publicité; Au secours pardon parle de la marchandisation du corps humain, prostitutionnelle, pornographique, publicitaire, de ces filles de l'Est que l'on va recruter de plus en plus jeunes. Pour décrire une société, il faut bien en faire partie. Je n'aurais pas pu écrire ce roman sans avoir des copains talent scouts [dénicheurs de talents] à Moscou, qui m'ont tout raconté, et des potes dans des agences de mannequins qui savent comment ça marche. 
     
    Mais vous n'êtes pas non plus dans l'accusation totale... 
     
    Je n'essaie pas d'être un grand délateur. Je préfère rester dans l'ambiguïté, c'est très confortable. Je ne tiens pas trop à ce que l'on sache ce que je pense. 
     
    N'est-ce pas une solution de facilité? 
     
    Le rôle d'un romancier n'est pas de tomber le masque. C'est au contraire d'en mettre le plus possible. Les gens sont libres de penser qu'Au secours pardon est un roman très malsain, cela me plairait,même.Ils peuvent y voir aussi un roman qui pointe les horreurs et les dérives de notre société de consommation à la recherche de fraîcheur, de jeunesse, pour vendre des cosmétiques et faire croire aux femmes qu'elles auront toutes 14 ans. C'est l'une des choses que je dénonce dans le livre, mais je n'ai pas envie de faire des explications de texte. C'est tellement agréable de lire American Psycho sans savoir ce que pense Bret Easton Ellis... On ne sait pas s'il est un serial killer-malade sexuel-sadique ou s'il dénonce les yuppies de Wall Street qui se croient tout-puissants et tout permis. 
     
    Donc, quand votre héros d'Au secours pardon déclare: "Je me dis fréquemment que, si le viol était légal, la vie des hommes modernes serait simplifiée", c'est de la pure provocation? 
     
    Ce n'est pas moi qui parle, c'est Octave. Octave est un personnage de fiction qui se confesse à un pope, dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou. Il est parfois très déprimé, très saoul, très drogué et très provocateur. On ne va pas encore me refaire le coup d'être mon personnage! A ce compte-là, Raskolnikov, dans Crime et châtiment, c'est Dostoïevski. Donc Dostoïevski est un meurtrier. Non, je ne suis pas pour le viol. C'est plutôt les filles qui me sautent dessus! 
     





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