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©-DR -DES NOUVELLES DU BON DIEU de D.Le Pêcheur(1996) p3
26/11/2013 07:38
Maria de Medeiros (PULP FICTION...etc)
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Autour du film
On retrouve parmi les personnages croisés un pompier interprété par Dany Brillant et un infirmier sous les traits de Mathieu Kassovitz.
Récompenses
Grand Prix du Festival du film d'humour de Chamrousse (1996).
La critique de la cinémathèque québécoise
Deux femmes partent à la recherche de leur " créateur " quel qu'il soit.
" (...) la vie est-elle un roman ? Ou est-ce le contraire ? Comment savoir ? Et qui est le démiurge suprême qui tire les ficelles ? Les écrivains ? Notre Seigneur ? Le scénariste du film ? Hypothèse de comédie métaphysique, Des Nouvelles du bon Dieu emboutit ses peccadilles existentielles dans un humour aussi noir que gouailleur (...) "
Serge Kaganski, 1996
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©-DR -DES NOUVELLES DU BON DIEU de D.Le Pêcheur(1996) p4
26/11/2013 07:45
La critique de "AVOIR à LIRE" *** / ****
Les amateurs d’humour irrévérencieux doivent à tout prix découvrir cette formidable comédie noire, passée malheureusement inaperçue à sa sortie.
L’argument : Nord et Evangile vont tenter de trouver la réponse à une question essentielle qu’ils se posent : "Qu’est-ce qui nous prouve que nous ne sommes pasdes personnages de roman, que nous existons vraiment ?" Il faut dire que Nord et Evangile n’aiment pas beaucoup leur histoire et décident de rencontrer l’écrivaintout-puissant pour lui en toucher deux mots.
Notre avis : Perdu au milieu des sorties du mois de juin 1996, le premier long-métrage de Didier Le Pêcheur (clippeur renommé et compagnon de longue date de lachanteuse Zazie) est passé complètement inaperçu alors même qu’il méritait un peu plus de considération, aussi bien de la part des critiques que du public.A partird’une idée simple (et si nous n’étions que des personnages de roman ? Est-il possible de rencontrer son Créateur ?), Le Pêcheur et son compère Artus dePenguern signent un scénario extrêmement astucieux qui pousse sa logique démente jusqu’au bout.
Jamais à court d’idées pour relancer une intrigue pourtant entièrement fondée sur un présupposé philosophique, les auteurs sont parvenus à faire rire à partir de choses graves. Ainsi, le postulat nihiliste laisse transparaîtrede la part du cinéaste une réelle détresse ontologique. Qui sommes-nous réellement ? Est-ce que notre vie a un sens ? Les autres existent-ils en dehors de nous ?Autant de thèmes abordés sous un angle iconoclaste par un réalisateur qui bascule aisément dans le décalage humoristique.
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©-DR -DES NOUVELLES DU BON DIEU de D.Le Pêcheur(1996) p5
26/11/2013 07:52
Marie Trintignant
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La critique de "AVOIR à LIRE"(fin)
Servi par des dialogues savoureux qui évoquent immanquablement ceux d’un Bertrand Blier (la filiation est parfois un peu trop évidente), Des nouvelles du bon Dieun’est assurément pas un film de patronnage puisque la religion catholique en prend plein la figure. Jouant à fond la carte de la provocation, Le Pêcheur - son nom est déjà tout un programme - multiplie les affronts : on tue une bigote, on dépucèle un prêtre, on descend de sang froid le pape et l’on présente Dieu comme un écrivain raté qui se venge sur sa création.
Les croyants risquent donc de ne guère apprécier un spectacle qui s’adresse uniquement aux athés dotés d’un humour féroce et d’un goût prononcé pour le trash. Des habitués du cinéma français décalé se retrouvent d’ailleurs à l’affiche de cette petite comédie jubilatoire : Marie Trintignant est formidable en nympho défoncée, Christian Charmetant impose un tempo comique imparable, Maria de Medeiros est superbe en dépressive chronique et Michel Vuillermoz est à mourir de rire en prêtre défroqué au sens propre comme au sens figuré. Si vous ajoutez à cela un impérial Jean Yanne dans le rôle de ...., vous obtenez une furieuse comédie cynique, décalée et irrévérencieuse. En ces temps de consensus mou, cela fait toujours du bien.-
Virgile Dumez
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©-DR -DES NOUVELLES DU BON DIEU de D.Le Pêcheur(1996) p6
26/11/2013 07:57
La critique des INROCKS (1)
Un dénommé Nord et sa compagne Evangile, espèces de Bonnie & Clyde métaphysiques et franchouillards, écument une morne province à la recherche de Dieu en personne, en quête de réponses à un tas de questions fondamentales : la vie est-elle un roman ? Ou est-ce le contraire ?Comment savoir ?Et qui est le démiurge suprême qui tire les ficelles?Les écrivains Notre Seigneur ? Le scénariste du film ? Hypothèse de comédie métaphysique, Des Nouvelles du bon Dieu emboutit ses peccadilles existentielles dans un humour aussi noir que gouailleur au carrefour dûment signalisé des routes Blier (pour le goût des bons mots et la structure narrative), Beineix (pour l’esthétique nickel comme dans un film publicitaire)et Caro/Jeunet (pour le recyclage postmoderne mais déjà vieillot d’objets et signes rétro).
Autant dire, pas franchement l’idée de cinéma la plus ardemment défendue par notre maison. Le film met du temps à démarrer. Dans leur cavale théologique et dérisoire, Nord et Evangile (notons au passage la subtilité signifiante des patronymes) embarquent avec eux une suicidée ratée, un curé (qui sera rapidement défroqué), une contractuelle (qui sera rapidement décontractée).
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©-DR -DES NOUVELLES DU BON DIEU de D.Le Pêcheur(1996) p7
26/11/2013 08:05
à gauche Michel Vuillermoz
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La critique des INROCKS (fin)
Les péripéties sexuelles de la bande donneront lieu aux meilleurs moments comiques du film ; pendant un temps, une mayonnaise légèrement surréaliste prendra.Puis retombera, Didier Le Pêcheur ayant autant de mal à boucler son histoire que son double/écrivain dans la fiction. Mais le problème des Nouvelles du bon Dieu ne se situe pas tant dans les trous de sa narration, dans son "originalité" trop lourdement revendiquée ou dans sa propension convenue à railler l’Eglise et la police, cibles faciles et éculées, mais bien dans son impuissance de cinéma : un cinéma phagocyté par l’écrit et l’imagerie, une mise en scène illustrative à la remorque du scénario exemple:quand la voix off raconte que les personnages font grève sur une grève", le cinéaste les filme pléonastiquement immobiles sur une plage qui aboutissent à une enfilade de vignettes plus ou moins réussies plutôt qu’à un film.
Didier Le Pêcheur n’est certes pas dénué de talent. On apprend qu’il a publié quatre romans, dont celui qui a fourni matière à son film. Ce n’est sans doute pas un hasard : en regardant Des Nouvelles du bon Dieu, on imagine bien Le Pêcheur en auteur de polar à la Série Noire où il semblerait plus à l’aise que derrière une caméra.
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