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©-DR-LE VOYAGE DE LUCIA p8
31/01/2014 16:07
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©-DR-LE VOYAGE DE LUCIA de Stefano Pasetto (2011) p9
31/01/2014 16:10
Une parenthèse dans la vie de deux femmes
Deuxième film d’un réalisateur italien méconnu en France, « le Voyage de Lucia » se compose de deux parties distinctes. La première, qui est la plus réussie, explore le quotidien des deux femmes aux âges différents, mettant en opposition leurs univers respectifs (Lucia, la quarantaine, femme de médecin vs Lea, la vingtaine, en couple avec un tatoueur). C’est surtout Lucia (Sandra Ceccarelli, remarquée dans « Il Resto della notte ») qui fascine, d’abord par sa beauté et sa grâce, mais surtout par la tristesse qui se dégage de son regard, fatigué par tant de grossesses échouées et un mari qui ne sait pas l’aimer.
Alors qu’elle est en pleine dépression, sa rencontre avec la pétillante Lea va la sortir de sa torpeur et susciter en elle de nouvelles émotions. D’abord de l’indignation, face à la nonchalance et la désinvolture de la jeune femme. Ensuite de la tendresse et de la bienveillance, ouvrant la voie vers une relation inattendue.La deuxième partie du film, censée montrer le voyage initiatique des deux femmes (elles vivent sur un bateau qu’elles retapent, métaphore de la nouvelle vie qu’elles tentent de construire), perd de cette petite magie qui enveloppait leur rencontre.
Loin de leurs hommes et de leurs problèmes (la santé pour l’une, l’incapacité de s’engager pour l’autre), déconnectées de leur contexte social et dépareillées de ce qui faisait le charme de leur rencontre, elles entrent dans une routine un peu vaine, certes ponctuée de parenthèses poétiques (le chant des baleines perçu à travers la station) mais qui ressemble à une histoire normale. Et donc moins intéressante. C’est d’ailleurs le retour d’un signe venu de leur ancienne vie qui permet au film de redécoller dans son dernier quart d’heure, réinjectant l’émotion qui manquait jusque là. « La voyage de Lucia » reste néanmoins un film agréable, dotée d’une belle photographie, et résolument tourné vers la vie.
Sylvia Grandgirard
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©-DR-LE VOYAGE DE LUCIA de Stefano Pasetto (2011) p10
31/01/2014 16:21
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©-DR- LE VOYAGE DE LUCIA p11
31/01/2014 16:24
La critique de Filmosphère (extraits choisis)
(Il Richiamo titre italien)
Pour son deuxième long métrage, l’italien Stefano Pasetto quitte la grande botte en direction de l’Argentine où il cherche à illustrer la révolution au coeur de la vie d’une femme. C’est Lucia, et son voyage nous emmène de l’assourdissante vie urbaine aux contrées peu habitées de Patagonie. L’idée de départ n’est pas bien nouvelle, avec cette femme arrivée à un moment de sa vie où elle doute, où elle se retrouve face à la maladie, face à un mari qui s’éloigne, face à des questions perpétuelles. Le sujet a été traité des milliers de fois et à vrai dire, rien ne distingue vraiment Le Voyage de Lucia de ses petits camarades, et certainement pas une sensibilité masculine toujours limite lorsqu’il s’agit de traiter de portraits de femmes complexes. D’ailleurs, l’idée même de faire vivre à cette femme une relation homosexuelle avec une fille bien plus jeune qu’elle n’est-elle pas typique d’un esprit masculin? (Ah bon ?)
Concrètement, rien ne différencie Le Voyage de Lucia de tous ces petits drames qui vont de festival en festival sans trop faire parler d’eux en bien ou en mal. Des films assez neutres qui peinent à imprimer leur message au spectateur. Du récit principal de celui-ci on ne retiendra pas grand chose car il n’y a rien de surprenant. Il faut écailler un peu la chose pour y discerner un embryon de réflexion pas inintéressant sur les notions de racines, les héroïnes étant toutes deux des italiennes habitant en Argentine, mais qui se voit tuée dans l’oeuf en quelques lignes de dialogues qui ne parlent qu’aux spécialistes de la société italienne et du traitement réservé aux femmes...[Toutefois on s’abandonne bien volontiers au voyage et à la sensualité qui s’en dégage...(Voui...merci quand même pour cette concession)
Avec son tournage en numérique et ses couleurs pétantes, Le Voyage de Lucia flatte généralement la rétine, sans l’éclater non plus. On reste dans du cinéma de festival soigné mais sans éclat. Et si on se laisse tout de même prendre au jeu c’est en grande partie grâce aux actrices. Sandra Ceccarelli (vue notamment dans Le Métier des armes de Ermanno Olmi et Klimt de Raoul Ruiz) et Francesca Inaudi (apparue dans Don Giovanni, naissance d’un opéra de Carlos Saura) donnent corps à ces deux êtres. L’un en perdition, l’autre en mouvement perpétuel, un passionné, un lunaire, un tout incroyablement crédible au sein de ce petit film des plus agréables mais qui n’a pas grand chose pour parquer les esprit, malheureusement. Et tout cela car il lui manque l’essentiel, à savoir une véritable émotion qui emporterait tout sur son passage et effacerait son manque d’originalité.(Ffffffff!)
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©-DR- LE VOYAGE DE LUCIA p12
31/01/2014 16:27
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