| Accueil | Créer un blog | Accès membres | Tous les blogs | Meetic 3 jours gratuit | Meetic Affinity 3 jours gratuit | Rainbow's Lips | Badoo |
newsletter de vip-blog.com S'inscrireSe désinscrire
http://tellurikwaves.vip-blog.com


 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
VIP Board
Blog express
Messages audio
Video Blog
Flux RSS

CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
  • 12842 articles publiés
  • 103 commentaires postés
  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
    Origine : 75 Paris
    Contact
    Favori
    Faire connaître ce blog
    Newsletter de ce blog

     Janvier  2026 
    Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
    293001020304
    05060708091011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293001

    ©-DR- HOTEL DU NORD fin

    29/01/2014 18:42

    ©-DR- HOTEL DU NORD  fin


    Canal Plus

    Author: writers_reign from London, England
    6 December 2003

    I've just checked out the previous comments for this movie; it is interesting to note that 1) they are all favorable, 2) they all date from 1999 onwards and 3) they range from a simple recording of a joyous experience to the quasi-academic/analytical. This tells us clearly that even a film made 65 years ago can still speak to us today and bring pleasure on the one hand whilst inspiring in-depth analysis on the other. I am only saddened that not one commenter deigned to give a nod to Jean Aurenche, the great screenwriter (though one correspondent, did acknowledge Aurenche's co-writer Henri Jeanson who helped adapt the Eugene Dabit novel). In his 80-odd years Aurenche wrote more than 70 movies, just under half with Pierre Bost, and arguably his best known script outside France was 'Jeux Interdits' in 1952, though he also wrote 'Paris brute-t-il?' (Is Paris Burning?) an international production, and toward the end of his career, wrote for Tavernier - 'L'horloger de St. Paul', 'Coup de Torchon' - and his stories about working during the occupation inspired Tavernier to immortalize him in 'Laissez-Passer'.

    But I digress: French actors have always had a penchant for single names - Raimu, Bourvil, Coluche, Fernandel, etc - and in Hotel du Nord we have no less than three of them, Andrex, Annabel and Arletty. The first two fell by the wayside - unless you want to count the toilet tissue made famous in England by TV commercials featuring puppies - but Arletty remains one of the all-time greats and even rumors of collaboration have failed to dim her memory. Here she is at her best which was just as well as she was up against Louis Jouvet, another giant of the French stage and screen. The film is drenched in atmosphere which is echoed, whether intentionally or not, in Arletty's great line, which our French commenter rightly says is the most famous in French cinema and which he/she translates well as 'atmosphere, does this face look like atmosphere (is it that this face).

    Though he was no Jacques Prevert (but then, who is?) Aurenche had undoubtedly absorbed the poetic realism invented by Prevert and brought it to bear on this, only his sixth screenplay. Though at a basic level it is just another melodrama that ends in tears there are metaphors and symbols a plenty if, as our Dublin commenter, you care to look for them. The small, enclosed and private world just behind Gare de l'est, the 'trouble in paradise' motif that is introduced as soon as the idyllic opening sequence of 'one big happy family' has been established, the threat from outside - at a basic level the hoods who have come to find Mr Edmond, at another the Nazi thugs waiting in the wings - etc. Read it how you will it remains a great film.

    Apart from Aurenche none of the other commenters mentioned Bernard Blier, also at the beginning of a long and distinguished career, to say nothing of siring director Bertrand Blier - the commenter who was so struck with Louis Jouvet may care to know that Blier played opposite Jouvet some nine years later in Clouzot's 'Quai des Orfevres'. The Hotel du Nord is still standing but is now (or was when I last visited), owned by Greeks who haven't a clue about its place in history despite the smattering of lobby cards, affiches, etc in the bar and it is now a venue for English comics. The canal St. Martin is itself undergoing major changes, presumably not for the better but as for Carne's movie and Sandy Trauner's sets, both were Canal Plus long before there was a TV channel (now technically defunct) and will remain so long after Canal + is just a co-producer credit on sub-Carne movies.






    ©-DR-Louis Jouvet : Bio / Filmo

    29/01/2014 18:44

    ©-DR-Louis Jouvet : Bio / Filmo


    Louis Jouvet est était un acteur français, metteur en scène et directeur de théâtre, professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique,né le 24 décembre 1887 à Crozon (Finistère),mort décédé  le 16 août 1951 à Paris.


    Biographie

    Jeunesse
    Jules Eugène Louis Jouvet, orphelin de père à 14 ans, part vivre avec sa mère chez son oncle qui est apothicaire à Rethel dans les Ardennes. Influencé par sa famille, il s'inscrit à la faculté de pharmacie de Toulouse. À partir de 1904, il achève ses études de pharmacie à la faculté de Paris, mais passe tout son temps libre dans les théâtres amateurs de l'époque : dans la troupe de Léon Noël, puis celle du Théâtre d'Action d'Art de 1908 à 1910 (il part alors en province jouer devant des auditoires populaires), ensuite celle du Théâtre des Arts, puis à l'Odéon, et au Châtelet. En parallèle, il se présente au concours d'entrée du Conservatoire d'Art dramatique de Paris, où il sera recalé plusieurs fois.

    De la faculté au Vieux-Colombier

    En 1912, son diplôme de pharmacien en poche, Louis Jouvet se marie le 26 septembre avec Else Collin, avec laquelle il aura trois enfants. À cette époque il court les cachets et fera ainsi une courte apparition dans un film aux côtés de Harry Baur.

    En 1913, il est engagé avec son ami Charles Dullin par Jacques Copeau, alors directeur du Théâtre du Vieux-Colombier. C'est un véritable tournant dans sa carrière : il y est régisseur, décorateur, assistant et enfin comédien. Il masque alors son bégaiement par une diction syncopée qui le rendra célèbre par la suite.

    En 1914, la Première Guerre mondiale éclate, Louis Jouvet est mobilisé comme ambulancier, puis comme médecin auxiliaire. Démobilisé en 1917, il retrouve la troupe du Vieux-Colombier.

    En novembre 1917, la troupe du Vieux-Colombier s'installe à New York, au Garrick Theater, pour deux saisons. Le succès obtenu n'est pas à la hauteur des attentes ; les relations entre Jouvet et Copeau se dégradent.

    En 1920, c'est le retour à Paris : le Vieux-Colombier rouvre ses portes.

    Entre-deux-guerres

    En 1922, Jouvet rompt avec Jacques Copeau. Engagé par Jacques Hébertot, qui dirige alors le théâtre des Champs-Élysées et la Comédie des Champs-Élysées, en qualité de directeur technique des deux salles, il participe à la scénographie du troisième théâtre, le Studio des Champs-Élysées, et se voit confier des mises en scène, en alternance avec Georges Pitoëff. L'année suivante, en décembre 1923, il remporte son premier grand succès avec Knock ou le Triomphe de la médecine de Jules Romains, qu'il jouera 1500 fois.

    Fin 1924, plusieurs comédiens venus du Théâtre du Vieux-Colombier le rejoignent. Jacques Hébertot s'éloigne. Louis Jouvet devient directeur de la Comédie des Champs-Élysées où il demeurera jusqu'en 1934.

    En 1928, il rencontre Jean Giraudoux dont il crée plusieurs pièces. À partir de 1934, il dirige le théâtre de l'Athénée où il donne la première de La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935), d'Ondine (1939).

    Gaston Baty, Charles Dullin, Georges Pitoëff et Jouvet fondent le 6 juillet 1927 une association d'entraide, le « Cartel des Quatre », qui durera jusqu'en 1940. L'objectif : faire en sorte que le théâtre crée une poésie qui lui soit propre, et faire jouer des auteurs contemporains.

    On lui propose la direction de la Comédie-Française, qu'il refuse car il est trop occupé par celle de son propre théâtre. À l'Athénée, il triomphe avec des œuvres de Molière, celles écrites par son ami Jean Giraudoux, et diverses autres issues du répertoire classique.

    La tournée sud-américaine durant la guerre

    Il assume de juin 1940 à juin 1941 le contrôle des grands théâtres nationaux, puis part en tournée avec sa troupe en Amérique latine, accompagné pendant un temps par sa secrétaire Charlotte Delbo. Celle-ci choisit de rentrer en France le 15 novembre 1941 pour rejoindre la Résistance. En effet, le voyage de la troupe est clairement, au début, une tournée de propagande du gouvernement de Vichy : les ambassadeurs d'Allemagne et de Vichy, assistent aux représentations et du matériel de propagande est distribué lors des représentations.

    Il se heurte dès lors à l'action des gaullistes, en particulier Albert Ledoux, représentant personnel du général de Gaulle pour l'ensemble des États d'Amérique du Sud[3]. Durant cette période, il crée notamment L'Apollon de Bellac de Jean Giraudoux et L'Annonce faite à Marie de Paul Claudel à Rio de Janeiro.Il ne revient en France qu'en 1945.

    Les liens de sa tournée en Amérique latine avec Vichy ont été rompus en 1943 et le sort de Charlotte Delbo a marqué les esprits : elle a été arrêtée en 1942 et déportée à Auschwitz. Jouvet est reçu par le général de Gaulle. Les travaux de Denis Rolland sur les archives de la tournée ont insisté sur les ambiguïtés de cette tournée, au moins jusqu'en 1943.

    À la tête du théâtre de l’Athénée

    Louis Jouvet reprend la direction du théâtre de l’Athénée qui depuis lui a accolé son nom. Là il crée La Folle de Chaillot (1945). Le 30 juillet 1950, il reçoit la Légion d'honneur. Il aide également les nouvelles figures du théâtre et de la décentralisation théâtrale, Maurice Sarrazin, André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Jean Vilar notamment, et met en scène Le Diable et le Bon Dieu, pièce écrite par Jean-Paul Sartre en 1951 au Théâtre Antoine à Paris. Le soir de la première, il est à Toulouse, où il prodigue ses conseils au jeune directeur du nouveau Centre Dramatique, M. Sarrazin!

    Malade du cœur, il meurt à la suite d'un infarctus dans son théâtre, alors qu'il dirigeait une répétition de la pièce La Puissance et la Gloire, d'après Graham Greene.

    Jouvet et le Cinéma
     
    Au cinéma, il joue dans trente-deux films, dont quelques chefs-d'œuvre passés à la postérité. Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot, pour beaucoup l'un de ses meilleurs rôles ; Hôtel du Nord aux côtés d'Arletty et son fameux « atmosphère, atmosphère » et Drôle de drame, dans lequel il donne à Michel Simon la répliue devenue célèbre : « Moi j'ai dit "bizarre, bizarre" ? Comme c'est étrange… […] Moi, j'ai dit "bizarre", comme c'est bizarre. », deux films réalisés par Marcel Carné. Knock ou le triomphe de la médecine est porté à l'écran par l'acteur (avec Roger Goupillières) en 1933 ; Jouvet interprète à nouveau le personnage dans la version de Guy Lefranc en 1951, peu avant sa mort.
    Il joue dans deux films réalisés par Jean Renoir : Les bas-fonds en 1936, avec Jean Gabin, et La Marseillaise en 1937. Dans L'Alibi, sous la direction de Pierre Chenal, il rencontre pour un face-à-face Erich von Stroheim. Dans Copie conforme, il tient le rôle du chef d'une bande de voleurs qui engage son sosie pour se faire innocenter. Aux côtés de Suzy Delair, Jouvet y tient donc un double rôle. En 1948, il joue l'inspecteur Carrel qui enquête sur la mort du truand Vidauban, également son sosie, dans Entre onze heures et minuit de Henri Decoin. Son ami et dialoguiste favori, Henri Jeanson, met en scène Lady Paname et reforme le duo Jouvet-Delair.

    Louis Jouvet aimait le théâtre plus que le cinéma. Cela ne l'empêchera pas de jouer, au cinéma, des adaptations théâtrales saluées par la critique : Volpone avec Harry Baur et Charles Dullin, et Knock, par deux fois, à 17 ans d'intervalle. Fidèle en amitié, il acceptait spontanément de jouer dans un film dont Henri Jeanson avait signé les dialogues, ou encore exigeait qu'il y ait un rôle pour ses amis dans les films où il figurait (par exemple avec Charles Dullin dans Volpone, et Quai des Orfèvres).

    Sa passion du théâtre l'a poussé à jouer dans Entrée des artistes de Marc Allégret, film où il joue son propre rôle de professeur de théâtre du Conservatoire, presque un reportage sur l'art de Jouvet, La Fin du jour de Julien Duvivier où il est un acteur de théâtre complètement habité par ses personnages et qui, confondant réalité et fiction, sombre dans la folie, et Miquette et sa mère de Clouzot, dans lequel il incarne le pittoresque Monchablon, « grand premier rôle en tous genres », directeur d'une troupe de théâtre ambulant.

    Filmographie

    1932 : Topaze de Louis Gasnier : Auguste Topaze, humble professeur
    1933 : Knock de Louis Jouvet et Roger Goupillières : docteur Knock
    1935 : La Kermesse héroïque de Jacques Feyder : le Chapelain
    1936 : Mister Flow de Robert Siodmak : Achille Durin, valet de lord Scarlett et Mister Flow, le bandit
    1936 : Salonique, nid d'espions ou Mlle Docteur de Georg Wilhelm Pabst : Simonis, l'agent allemand
    1936 : Les Bas-Fonds de Jean Renoir : baron Débile, ruiné par le jeu
    1937 : Un Carnet de bal de Julien Duvivier : Pierre Verdier, dit Jo, ancien avocat devenu chef de bande
    1937 : Forfaiture de Marcel L'Herbier : Valfar, l'âme damnée de Tang-Si
    1937 : Drôle de drame de Marcel Carné : Archibald Soper, évêque de Bedford
    1937 : Ramuntcho de René Barberis : Itchoua, le chef de la contrebande
    1937 : La Marseillaise de Jean Renoir : Roederer
    1938 : La Maison du Maltais de Pierre Chenal : Rossignol, agence de filature
    1938 : L'Alibi de Pierre Chenal : commissaire Calas
    1938 : Entrée des artistes de Marc Allégret : M. Lambertin, professeur de théâtre
    1938 : Le Drame de Shanghaï de Georg Wilhelm Pabst : Ivan, aventurier et amant de Kay Murphy
    1938 : Éducation de prince de Alexandre Esway : René Cercleux
    1938 : Hôtel du Nord de Marcel Carné : M. Edmond, le truand maquereau
    1939 : La Fin du jour de Julien Duvivier : Saint-Clair, l'ex-don Juan
    1939 : La Charrette fantôme de Julien Duvivier : Georges, dit l'étudiant, ami de David
    1939 : Sérénade de Jean Boyer : baron Hartmann
    1940 : L'École des femmes Film interrompu et inachevé de Max Ophüls : Arnolphe
    1940 : Volpone de Maurice Tourneur : Mosca, l'homme à tout faire de Volpone
    1940 : Untel Père et Fils de Julien Duvivier : Pierre Froment (le père) et son fils Félix
    1946 : Un revenant de Christian-Jaque : Jean-Jacques Sauvage, directeur d'une troupe de ballet
    1947 : Les Amoureux sont seuls au monde de Henri Decoin : Gérard Favier, célèbre compositeur
    1947 : Copie conforme de Jean Dréville : M. Dupon, homme tranquille et Ismora le cambrioleur
    1947 : Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot : l'inspecteur Antoine
    1948 : Entre onze heures et minuit de Henri Decoin : l'inspecteur Carrel, sosie de Vidauban
    1948 : Lady Paname de Henri Jeanson : M. Gambier, dit Bagnolet
    1949 : Miquette et sa mère de Henri-Georges Clouzot : Monchablon directeur d'une troupe de théâtre
    1949 : Retour à la vie -Sketch"Le Retour de Jean"de H-Georges Clouzot :Jean Girard,ancien déporté
    1951 : Knock de Guy Lefranc : docteur Knock
    1951 : Une histoire d'amour de Guy Lefranc : l'inspecteur Ernest Plonche
     
    Théâtre:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Jouvet





    ©-DR- Arletty : Bio / Filmo

    29/01/2014 18:49

    ©-DR- Arletty : Bio / Filmo


    Arletty, nom de scène de Léonie Marie Julia Bathiat, née le 15 mai 1898 à Courbevoie (Seine, aujourd'hui Hauts-de-Seine) et décédée le 23 juillet 1992 à Paris, est était une actrice française.

     

    Biographie
    Elle est la fille de Michel Bathiat, ajusteur, et de Marie Dautreix, blanchisseuse. Elle a un frère cadet, Pierre. Elle fait de bonnes études dans une institution privée dénommée Sainte-Thérèse, à Clermont-Ferrand, puis entreprend d'étudier la sténographie chez Pigier. La guerre de 1914 fauche sur le champ de bataille son premier amour, qu'elle surnommait « Ciel » à cause de la couleur de ses yeux. En 1916, son père meurt, écrasé par un tramway. Arletty, son frère et sa mère sont expulsés du dépôt.

    Elle se laisse alors séduire par un banquier, Jacques-Georges Lévy. Ils ont le même âge. Il l'amène dans sa villa 18, avenue Alphonse-de-Neuville, à Garches. Ils ont pour voisins Coco Chanel et André Brulé. Jacques-Georges lui fait connaître le théâtre,les grands couturiers,les bons restaurants et la haute société parisienne. Lorsqu'elle le quitte, elle rencontre Paul Guillaume, le marchand de tableaux qui révéla Picasso, Modigliani et Soutine, qui épousera Marie-Thérèse Walter. Arletty est recommandée à Armand Berthez, directeur du petit théâtre des Capucines. Elle était mannequin chez Poiret sous le pseudonyme d'Arlette, elle devient donc Arletty pour jouer dans des revues de Rip, où la fantaisie et le luxe sont de mise.

    Elle débute au cinéma en 1930, dans La Douceur d'aimer, auprès de Victor Boucher. Dès 1931, elle se distingue dans un premier rôle dans le ravissant film de Jean Choux, Un chien qui rapporte. Elle inspire les peintres Marie Laurencin, Kees van Dongen, Moïse Kisling, Fujita et Jean-Gabriel Domergue, qui la prennent comme modèle. Elle a pour ami Pierre de Régnier, fils de Marie et Henri de Régnier, mais enfant naturel de Pierre Louÿs. En 1928, elle rencontre Jean-Pierre Dubost, qui restera son fidèle compagnon.

    Sa carrière sur scène prend un tournant décisif dans l'opérette de Raoul Moretti, Un soir de réveillon, en 1932 aux Bouffes-Parisiens, avec Henry Garat, Dranem et Koval. Elle joue ensuite dans Ô mon bel inconnu, une opérette de Reynaldo Hahn, sur un livret de Sacha Guitry. Puis c'est Au Bonheur des dames avec Michel Simon, joué près de 500 fois sans interruption, malgré leurs désaccords successifs. Elle fait la connaissance de Louis-Ferdinand Céline. Elle tourne La Guerre des valses de Ludwig Berger avec Fernand Gravey, Dranem et Madeleine Ozeray. C'est dans Pension Mimosas de Jacques Feyder, avec Françoise Rosay, qu'elle fait la connaissance de Marcel Carné.

     
    Jacques Prévert et Marcel Carné lui offriront au cinéma ses plus beaux rôles. Un film de Carné-Jeanson, Hôtel du Nord, la rend célèbre et la fait entrer de son vivant dans la légende du Paris populaire"Atmosphère, atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?",lance-t-elle à Louis Jouvet, sur une porte d'écluse du canal Saint-Martin (et non sur la passerelle jouxtant cette écluse).

    Dans un même registre, elle incarne Marie qu'a-d'ça dans Circonstances atténuantes de Jean Boyer, auprès de Michel Simon. Elle lance, gouailleuse : « Pas folle, la guêpe ! » Elle enregistre la chanson de ce film Comme de bien entendu et de nombreuses ritournelles de ses revues ainsi que La Java et Mon Homme, pour rendre hommage à sa grande amie Mistinguett.

    Sous l'Occupation, elle a l'occasion d'interpréter ses plus beaux rôles : Madame sans gêne, de Roger Richebé, et surtout Dominique dans le film Les Visiteurs du soir, avec Alain Cuny, Jules Berry, Marie Déa, et Garance des Enfants du paradis de Marcel Carné, avec Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur et Maria Casarès. Le scénario est signé Jacques Prévert.Au théâtre des Bouffes-Parisiens, elle est Isabelle dans Voulez-vous jouer avec moa, une comédie de Marcel Achard, avec Pierre Brasseur.

    Après la Libération, Arletty est arrêtée, non pour faits de collaboration, mais en raison d'une liaison avec Hans Jürgen Soehring (1908-1960), un officier allemand. Ils s'étaient connus à Paris, le 25 mars 1941. Soehring lui avait été présenté ce jour-là par Josée de Chambrun, épouse de René de Chambrun et fille de Pierre Laval. Soehring était à l'époque assesseur au conseil de guerre de la Luftwaffe à Paris. Elle aurait dit à Michèle Alfa et Mireille Balin, qui avaient aussi comme amants des officiers allemands : « On devrait former un syndicat. » Elle est internée quelques jours à Drancy, puis à Fresnes. Lorsqu'elle est libérée, on lui conseille de quitter la capitale. Elle trouve refuge pour 18 mois au château de La Houssaye-en-Brie, chez des amis résistants. Prise à partie par l'un des FFI à son arrestation, elle a cette réponse : « Si mon cœur est français, mon cul, lui, est international ! », phrase qui lui avait été suggérée par Henri Jeanson. Elle répond à une détenue qui lui demandait des nouvelles de sa santé:"Pas très résistante".

    Après la guerre, Hans Soehring se maria et devint consul de la République fédérale d'Allemagne à Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa) en République démocratique du Congo, où il fut tué par un crocodile.Au théâtre, elle joue Un tramway nommé désir de Tennessee Williams, avec Daniel Ivernel et un débutant nommé Louis de Funès, puis La Descente d'Orphée avec Jean Babilée. Elle paraît aussi dans Un otage de Brendan Behan avec Georges Wilson. Au cinéma, elle joue dans des films tels que Portrait d'un assassin avec Erich von Stroheim, Gibier de potence avec Georges Marchal, L'Amour Madame, aux côtés de François Périer, Le Grand Jeu avec Jean-Claude Pascal et Gina Lollobrigida, Maxime d'Henri Verneuil avec Michèle Morgan et Charles Boyer. En tournant Et ta sœur, elle fait la connaissance de Jean-Claude Brialy qui débute. Plus tard, elle retrouve Marie Déa et Hélène Perdrière, des amies qui lui resteront fidèles.

    En 1966, elle perd son frère et Jean-Pierre, son ami intime et unique compagnon de route, malgré des « hauts et des bas ». Elle perd aussi partiellement la vue et doit interrompre Les Monstres sacrés de Jean Cocteau, au théâtre des Ambassadeurs. Elle disparaît de la scène et de l'écran, mais prête sa voix pour différents reportages.À partir de 1984, elle soutient activement l'Association des Artistes Aveugles et sa Présidente fondatrice Marguerite Turlure (qu'elle surnomme « ma Marguerite du Faubourg St-Martin » en ajoutant toujours « moi aussi je suis une fleur des faubourgs » - témoignage de Didier Guelfucci, habitué des après-midi de la rue de Rémusat et bras droit de Mme Turlure), amie de longue date rencontrée par l'entremise de la chanteuse Renée Lebas… Jusqu'à sa mort, Arletty restera fidèle à l'Association des Artistes Aveugles dont elle est pour toujours la Présidente d'Honneur.

    Elle décède le 23 juillet 1992 à Paris, et sera inhumée au cimetière de Courbevoie.

    Rôles marquants

    Si aujourd'hui son souvenir semble pour beaucoup indissociable de son rôle de Raymonde dans Hôtel du Nord (1938), de Marcel Carné, sous la direction duquel elle a tourné quatre autres films, nombreux sont ceux qui voient dans son interprétation de Garance dans Les Enfants du paradis (1943) son rôle le plus marquant et le point culminant de sa carrière d'actrice. Cette interprétation a parfois été qualifiée de « lumineuse », ce qui pourrait tenir tant du jeu de l'actrice que du traitement particulier des éclairages mis en place par Roger Hubert, directeur de la photographie du film.

    Prix Arletty
    Dans les années 80, la comédienne Fanny Vallon fonde les Prix Arletty en hommage à la célèbre comédienne du film Hôtel du Nord. La comédienne a présidé à la remise des Prix portant son nom jusqu'à sa mort. Parmi les lauréats on compte les comédiennes Zabou Breitman, Isabelle Carré et Dominique Blanc. Le jury de ces Prix était composé de grands noms du cinéma et du théâtre, Pierre Arditi, Gérard Depardieu, Jackie Sardou, Micheline Presle ou encore le metteur en scène Robert Hossein.

     
    Filmographie complète
     
    1930 : La Douceur d'aimer de René Hervil : une dactylo
    1931 : Un chien qui rapporte de Jean Choux : Josyane Plaisir
    1932 : Enlevez-moi de Léonce Perret : Lulu
    1932 : Une idée folle de Max de Vaucorbeil : Anita, une danseuse
    1932 : La Belle Aventure de Reinhold Schünzel et Roger Le Bon : Mme Desminières
    1933 : Je te confie ma femme de René Guissart : Totoche
    1933 : Le Voyage de monsieur Perrichon de Jean Tarride : Anita
    1933 : Un soir de réveillon de Karl Anton : Viviane
    1933 : La Guerre des valses de Ludwig Berger, Raoul Ploquin : la chocolatière
    1934 : Pension Mimosas de Jacques Feyder : Parasol
    1934 : Le Vertige de Paul Schiller : Emma
    1935 : La Garçonne de Jean de Limur : Niquette
    1935 : Amants et Voleurs de Raymond Bernard : Agathe
    1935 : La Fille de madame Angot de Jean Bernard-Derosne : Mme Ducoudray
    1935 : Aventure à Paris de Marc Allégret : Rose de Saint-Leu
    1936 : Le Mari rêvé de Roger Capellani : Ève Roland
    1936 : Faisons un rêve de Sacha Guitry : participation dans le prologue du film
    1936 : Messieurs les ronds-de-cuir d'Yves Mirande : la belle-sœur de La Hourmerie
    1936 : Feu la mère de madame - court métrage de Germain Fried : Yvonne, l'épouse de Lucien
    1936 : Mais n'te promène donc pas toute nue - court métrage de Léo Joannon : Clarisse Ventroux
    1937 : Mirages ou Si tu m'aimes d'Alexandre Ryder : Arlette
    1937 : Désiré de Sacha Guitry : Madeleine, la femme de chambre
    1937 : Aloha, le chant des îles de Léon Mathot : Ginette
    1937 : Les Perles de la couronne de Sacha Guitry et Christian-Jaque : la reine d'Éthiopie
    1938 : Hôtel du Nord de Marcel Carné : Mme Raymonde, la prostituée
    1938 : La Chaleur du sein de Jean Boyer : Bernadette, la plus jeune mère
    1938 : Le Petit Chose de Maurice Cloche : Irma Borel
    1939 : Circonstances atténuantes de Jean Boyer : Marie-Jeanne dite « Marie qu'a d'ça »
    1939 : Fric-Frac de Claude Autant-Lara et Maurice Lehmann : Loulou
    1939 : Le jour se lève de Marcel Carné : Clara, la partenaire de Valentin
    1940 : Tempête de Dominique Bernard-Deschamps : Ida Maulaincourt
    1941 : Madame Sans-Gêne de Roger Richebé : Catherine Hubscher, blanchisseuse
    1942 : Boléro de Jean Boyer : Catherine, l'amie d'Anne-Marie
    1942 : Les Visiteurs du soir de Marcel Carné : Dominique, troubadour dépéché par le diable
    1942 : L'Amant de Bornéo de Jean-Pierre Feydeau et René Le Hénaff : Stella Losange, artiste en renom
    1942 : La Femme que j'ai le plus aimée de Robert Vernay : La Divette, la locataire
    1942 : La Loi du 21 juin 1907 - court métrage de Sacha Guitry : Gertrude
    1943 : Les Enfants du paradis-1ère époque Le Boulevard du crime de Marcel Carné:Garance,la beauté
    1943 : Les Enfants du paradis -2e époque L'Homme en blanc de Marcel Carné:Garance,la beauté
    1947 : La Fleur de l'âge - film inachevé de Marcel Carné
    1948 : Madame et ses peaux-rouges (Buffalo Bill et la bergère) - film inachevé de Serge T. de Laroche
    1949 : Portrait d'un assassin de Bernard-Roland : Marthe
    1950 : Georges Braque - documentaire d'André Bureau : Arletty assure le commentaire
    1951 : L'Amour, Madame de Gilles Grangier : elle-même
    1951 : Gibier de potence de Roger Richebé : Mme Alice
    1953 : Le Père de Mademoiselle de Marcel L'Herbier et Robert-Paul Dagan : Édith Mars
    1954 : Le Grand Jeu de Robert Siodmak : Mme Blanche
    1954 : Huis clos de Jacqueline Audry : Inès
    1954 : L'Air de Paris de Marcel Carné : Blanche Le Garrec
    1956 : Mon curé chez les pauvres d'Henri Diamant-Berger : Nine, l'épouseuse
    1956 : Vacances explosives de Christian Stengel : Arlette Bernard
    1958 : Le Passager clandestin de Ralph Habib : Gabrielle, l'amie de Lotte
    1958 : Et ta sœur de Maurice Delbez : Lucrèce du Boccage
    1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret : Juliette Harmier
    1958 : Maxime d'Henri Verneuil : Gazelle
    1959 : Paris la belle - court métrage de Pierre Prévert et Marcel Duhamel : commentaire
    1960 : Les Primitifs du XIIIe - court métrage documentaire de Pierre Guilbaud : commentaire
    1961 : Les Petits Matins ou Mademoiselle stop de Jacqueline Audry : Gabrielle la maîtresse de Rameau
    1962 : La Loi des hommes de Charles Gérard : la comtesse
    1962 : La Gamberge de Norbert Carbonnaux : la mère d'Albert
    1962 : Le Jour le plus long (The Longest day) de Ken Annakin et Andrew Marton : Mme Barrault
    1962 : Tempo di Roma de Denys de La Patellière : Cri-cri
    1962 : Le Voyage à Biarritz de Gilles Grangier : Fernande
    1967 : Dina chez les rois - court mét de D. Delouche : commentaire et lecture d'un poème
    1977 : Jacques Prévert - moyen métrage docu de Jean Desvilles : voix d'Arletty et témoignages
    1985 : Carné, l'homme à la caméra - docu de Christian-Jaque : voix de la caméra
     

    *
    Complément filmographique
    En outre on peut voir et entendre Arletty dans les titres suivants :
    *
    1977 : À perte de vie... Jacques Prévert, documentaire pour la télévision
    de Georges Ferraro, témoignage d'Arletty
    1977 : Ciné Follies, film de montage de Philippe Collin avec
    des extraits de comédies musicales
    1981 : Notre Dame de La Croisette, documentaire de Daniel Schmid,
    avec des images d'archives
    1987 : Arletty sur Seine, documentaire de Michel Ayats, dernière apparition d'Arletty,
    avec les témoignages de Micheline Boudet, Michel Souvais, Jean-Claude Brialy, Cartero
    1988 : Arletty raconte Arletty, documentaire pour la télévision de Moïse Maatouk,
    témoignage d'Arletty
    1990 : Ne m'oubliez pas : Hommage à Bernard Blier, documentaire pour la télévision
    de Mathias Ledoux, témoignage d'Arletty
    1991 : Nylon Blues, documentaire de Françoise Levie, avec des images d'archives
    1991 : A comme Acteur de Frédéric Sojcher, voix [réf. à confirmer]
    1997 : On connaît la chanson d'Alain Resnais, avec Arletty chantant: Et le reste

    Dans certaines filmographies, on peut relever deux titres avec Arletty,
    (à confirmer). Il s'agit de :
    -Mademoiselle Josette, ma femme de Karl Anton en 1933
    -Un fil à la patte de Karl Anton en 1933





    ©-DR-LE VOYAGE DE LUCIA de Stefano Pasetto (2011)

    30/01/2014 18:26

    ©-DR-LE VOYAGE DE LUCIA de Stefano Pasetto (2011)


    http://fr.wikipedia.org/wiki/Des_images_aux_mots


    Le festival du film LGBT de Toulouse Des images aux mots est un festival français annuel de cinéma LGBT (lesbien, gay, bi et trans) fondé en 2007 qui se déroule à Toulouse (Midi-Pyrénées).


    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9ma_argenti

    *

    Résumé
    A Buenos Aires, Lucia est hôtesse de l’air et Lea est une jeune ouvrière à l'usine. Les deux femmes se rencontrent pour un cours de piano. Toutes deux dans une impasse avec leurs conjoints respectifs, elles décident donc de changer de vie ensemble et partent pour la Patagonie.

    Fiche technique

    Italie, Argentine : 2010
    Titre original : La Llamada
    Réalisateur : Stefano Pasetto
    Scénario : Stefano Pasetto
    Acteurs : Sandra Ceccarelli, Francesca Inaudi, Cesar Bordon...
    Distribution : Memento Films Distribution
    Durée : 1h32
    Genre : Drame
    Date de sortie : 3 août 2011






    ©-DR-LE VOYAGE DE LUCIA de Stefano Pasetto (2011) p2

    30/01/2014 18:33

    ©-DR-LE VOYAGE DE LUCIA de Stefano Pasetto (2011) p2


    à gauche Francesca Inaudi

    *

    *

    Les cinéastes

    Le voyage de Lucia Stefano Pasetto est de retour six ans après Tartarughe sul dorso. Sur ce nouveau projet, il est réalisateur et collabore avec Veronica Cascelli pour le scénario. Celle-ci débute dans cette fonction.

    Montage

    Le montage du Voyage de Lucia est assuré par Alessio Doglione, qui figure déjà au générique du premier long métrage de Pasetto.

     
    Débuts professionnels

    Gian Filippo Minervini fait ses premiers pas en tant que producteur avec ce film.

     
    Actrice, partie 1 !

    Stefano Pasetto explique pourquoi il a choisi Francesca Inaudi pour interpréter le rôle de Léa : «Nous avons fait appel à Francesca dans un second temps.J’ai eu vraiment beaucoup de chance car elle ressemble également à son personnage : elle a ce même grain de folie qui lui a d’ailleurs permis de me suivre jusqu’en Patagonie

     






    Début | Page précédente | 1385 1386 1387 1388 1389 1390 1391 1392 1393 1394 1395 1396 1397 1398 1399 1400 1401 1402 1403 | Page suivante | Fin
    [ Annuaire | VIP-Site | Charte | Admin | Contact tellurikwaves ]

    © VIP Blog - Signaler un abus