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© DR -BOB LE FLAMBEUR de Jean Pierre Melville (1956) p5
30/09/2013 05:48
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© DR -BOB LE FLAMBEUR de Jean Pierre Melville (1956) p6
30/09/2013 05:57
La Cinémathèque Française(1)
« Il ne tourne pas souvent, et c’est avec une certaine curiosité que l’on attendait Bob le Flambeur » annonce J.-G. Pierret dans Radio Cinéma Télévision. La critique s’intéresse à la récente adhésion de Jean-Pierre Melville au film noir. Même si l’ouvrage parait « efficace », note Henry Lemaire dans le quotidien belge Le Soir, « la recette n’a rien d’original et le plus gros défaut des films noirs produits à Billancourt et qui nous sont offerts en pâture, est de venir après Du rififi chez les hommes qui était bien le modèle du genre"
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Loin de partager l’opinion de son confrère, Rodolphe-Maurice Arlaud estime, dans Combat, que Bob le flambeur, porté par « l’excellence de [son] intrigue », renouvelle « avec humour un genre bien fripé, celui du milieu, de ses pompes et de ses œuvres ». « Film où la psychologie et l’étude des mœurs s’entrelacent dans l’atmosphère parfaitement restituée des milieux interlopes de Paris » rappellent Les Trois Masques qui, dans Franc-tireur, prédisent à Bob le flambeur une « renommée [qui] demain atteindra celle de Max le Menteur et de Toni le Stéphanois ».
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© DR -BOB LE FLAMBEUR de Jean Pierre Melville (1956) p7
30/09/2013 06:01
La Cinémathèque Française(2)
La mise en scène ne suscite guère l’enthousiasme. Si Rodolphe-Maurice Arlaud souligne la "recherche particulière pour la belle photographie",d’un réalisateur qui traque « la note dans un décor animé, le petit rien qui donne du relief à une scène » ; « le travail (…) honorable, quelquefois même habile » de Jean-Pierre Melville « ne suffit pas » à J.-G. Pierret, qui « attend mieux la prochaine fois ». La presse exige aussi un meilleur scénario. « Avec un générique réduit à sa plus simple expression et une mise en scène elliptique » note Henri Lemaire, « le début, pourtant, est parfait (…). Mais le rythme s’essouffle rapidement sous l’effet des invraisemblables dialogues de Le Breton. Le talent de Jean-Pierre Melville méritait certes mieux que d’être mis au service d’un scénario aussi faible ».
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© DR -BOB LE FLAMBEUR de Jean Pierre Melville (1956) p8
30/09/2013 06:09
La Cinémathèque Française(fin)
Mais « la véritable raison de la fragilité de son édifice, c’est son interprétation » déplore, acerbe, Rodolphe-Maurice Arlaud. De concert, la presse se plaint des principaux comédiens. Roger Duchesne, qui campe le personnage de Bob, « a vieilli, gagné de la prestance, c’est tout » peut-on lire dans Combat. « Incolore » pour Radio Cinéma Télévision, il livre, selon Le Soir, « une interprétation assez banale » qui « manque visiblement d’envergure ». Isabelle Corey : « Moins nue et moins dodue dans le film que sur les affiches, elle est à classer, signale Combat, dans les gobes-étoiles plutôt que dans les actrices » ; elle « a autant de charme que Brigitte Bardot mais moins d’aplomb » précise Le Soir. Enfin, Daniel Cauchy, rapporte Combat, « a besoin de se rembourrer les épaules au moral comme au physique ». Franc-tireur est bien seul à souligner la qualité de la distribution et à se réjouir de « la rentrée » d’un Roger Duchesne entouré de « comparses de choix », notamment Isabelle Corey qui, « sous un ravissant minois et de vénusiens avantages, [est] ingénieusement mis en valeur par le metteur en scène ».
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© DR -BOB LE FLAMBEUR de Jean Pierre Melville (1956) p9
30/09/2013 06:13
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