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© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p4
20/08/2013 11:33
Cast
Edward Norton : Édouard Abramovich alias « Eisenheim » Paul Giamatti : l'inspecteur chef Walter Uhl Jessica Biel : la duchesse Sophie von Täschen Rufus Sewell : le prince héritier Léopold Eddie Marsan : Josef Fischer Jake Wood : Jurka Aaron Taylor-Johnson : Eisenheim jeune Tom Fisher : Willigut Eleanor Tomlinson : Sophie jeune
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© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p5
20/08/2013 11:35
Analyse (1ère partie)
C'est la fin du XIXe siècle, au début de l'art cinématographique. En toile de fond, le kinétoscope de Thomas Edison ou le kinétographe de Méliès ou bien le cinématographe de Léon Bouly et des frères Lumière. C'est l'époque de la découverte de la projection des images, celui du succès de la mécanique de précision, des automates.Les prestidigitateurs fascinent quoique le public averti ne veuille plus être dupé par les"sorciers"
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© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p6
20/08/2013 11:47
Analyse (suite)
Le scénario nous présente une Vienne resplendissante. Bien qu'ouverte aux influences extérieures, elle est fortement militarisée, la dynastie des Habsbourg dominant largement la politique. Les drames se succèdent dans la famille de l'empereur François-Joseph. Néanmoins, Léopold - qui est présenté comme le fils de François-Joseph Ier d'Autriche -n'a jamais existé. L'amour de Sophie et d'Eisenheim n'est pas sans rappeler celui de Roméo et Juliette.
En effet, ils se sont découverts pendant leur adolescence et elle a tenté de fuir le carcan familial. L'inspecteur-chef Uhl est loyal au prince héritier, mais possède un esprit critique qui rappelle le scientifique à la recherche de preuves avant d'affirmer ou d'infirmer quoi que ce soit. Son comportement est précurseur d'une certaine Vienne qui apparaîtra plus tard au début du XXe siècle : Sigmund Freud, Bruno Bettelheim et Friedrich Hayek, par exemple.
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© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p7
20/08/2013 11:51
Les tours
Eisenheim, l'illusionniste, présente des tours qui réclament un art de l'escamotage très élaboré, dont le maître en la matière, Robert-Houdin, pourrait être l'inspirateur. Le film utilise notamment le tour de l'oranger qui impressionnait les spectateurs du magicien français, bien qu'il fût déjà pratiqué avant lui, comme par Nicolas-Philippe Ledru qui a exécuté des représentations en Autriche, notamment devant Joseph II d'Autriche, sous le nom de comte de Falkenstein.
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© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p8
20/08/2013 11:54
Les tours (suite)
L'illusionniste met en scène le célèbre tour des spectres au sujet duquel Robert-Houdin raconte qu'il a été "imaginé en 1863, par M. Pepper, directeur du Polytechnic Institution de Londres. Dans la même année, M. Hostein , directeur du théâtre impérial du Châtelet, acheta de M. Pepper le secret des spectres pour les faire figurer dans un drame intitulé : “Le secret de miss Aurore”. » Mais la technique utilisée était antérieure. Robert-Houdin précise que M. Pepper a été plagié parce que le 20 octobre 1852, dix ans plus tôt, un nommé Pierre Séguin avait déposé un brevet « pour un objet nommé le polyoscope ».On peut aussi faire un rapprochement entre ce film et le livre Frabato le magicien écrit par Franz Bardon.
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