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© DR -STUDIO 54 de Mark Christopher (1999) p29
24/04/2013 16:28
Un million de dollars caché dans les murs
En décembre 1978, Rubell déclare à la presse que le Studio 54 a réalisé lors de sa première année d’exploitation un bénéfice de 7 millions de dollars, ajoutant assez maladroitement que “seule la mafia a réussi à faire plus d’argent”. Il n’en faut pas davantage pour attirer l’attention des autorités.
Le 14 décembre 1978, la Drug Enforcement Authority déboule au Studio 54 et découvre un million de dollars en cash caché dans les murs et une liste de célébrités avec leur drogue favorite. Rubell et Schrager sont entendus par la police et condamnés à une amende de 2,5 millions de dollars. Mais l’établissement ne ferme pas ses portes.
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© DR -STUDIO 54 de Mark Christopher (1999) p30
24/04/2013 16:31
Le Studio 54 reste pourtant dans le collimateur des autorités new-yorkaises qui ont repéré les allers-retours des dealers aux abords du club. Les drogues sont indissociables des soirées du Studio 54, la police le sait et attend simplement d’avoir les preuves suffisantes pour faire tomber Rubell et Schrager. En attendant, les fêtes se poursuivent au rythme des tubes disco et des fanfrelucheries du club.
Treize mois de prison et une ultime fête
Au début de l’année 1980,les autorités portent un nouveau coup.La police obtient finalement la fermeture administrative du club pour fraude fiscale (Rubell avait pour habitude de vider les caisses au milieu de la soirée afin de faire disparaître les bénéfices imposables et de payer les dealers en cash). Rubell et Schrager sont condamnés à treize mois de prison.
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© DR -STUDIO 54 de Mark Christopher (1999) p31
24/04/2013 16:35
Juste avant la fermeture, le 4 février 1980, Steve Rubell décide de donner une fête qui sonne comme un hallali (et qui pour beaucoup marque la fin réelle du Studio 54). La soirée porte le nom de “The End of Modern-Day Gomorrah”. On y croise Diana Ross, Jack Nicholson, Richard Gere ou Sylvester Stallone.
Le club rouvrira à la sortie de prison des deux propriétaires, sans pour autant retrouver l’insouciance et la furie de ses débuts. Le disco, lui aussi, est sur le déclin, supplanté par la pop synthétique. Le Studio 54 ferme définitivement ses portes en 1986. Rubell et Schrager ouvriront par la suite un nouveau club sur Madison Avenue, le Palladium, sans y retrouver le succès qui fut celui du Studio 54.
Ian Schrager est aujourd’hui propriétaire de plusieurs hôtels à travers le monde.Steve Rubell est mort en 1989 des suites du sida à l’âge de 45 ans, emportant avec lui l’esprit hédoniste du Studio 54 et tout un pan de l’âge d’or du disco.
Pierre Siankowski
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© DR -STUDIO 54 de Mark Christopher (1999) p32
24/04/2013 16:42
Wikipédia ajoute quelques détails...
Le Studio 54 est une ancienne discothèque de New York, située au 254 ouest de la 54e rue, dans un ancien théâtre, puis studio de télévision de CBS.
Histoire
Créé par Steve Rubell et Ian Schrager, assistés par Carmen D'Alessio, Studio 54 fut ouvert entre avril 1977 et mars 1986. La discothèque voyait passer toutes les grandes stars du moment et était un haut lieu de la scène underground new-yorkaise. Elle avait rapidement acquis un statut international et la réputation de plus grande boîte de nuit de tous les temps. La musique diffusée était principalement du disco.
Lors de la soirée d'inauguration,Carmen d'Alessio,connue pour son carnet d'adresse, envoya 5 000 invitations à travers le monde aux plus grandes stars du moment, avec un cadeau personnalisé pour chacune d'elles. L'événement fut annoncé dans la presse par un simple « il va se passer quelque chose d'énorme ». La foule était si nombreuse à se précipiter à l'entrée que plusieurs célébrités dont Mick Jagger et Frank Sinatra n'ont pas réussi à y accéder
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© DR -STUDIO 54 de Mark Christopher (1999) p33
24/04/2013 16:56
à la gauche de Michael Jackson : Steve Rubbell
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Steve Rubell a eu l'idée de réunir sur une même piste de danse les plus grande stars et les plus « in » des monsieurs et mesdemoiselles « tout le monde ». De véritables marées humaines envahissaient l'entrée chaque soirée, dans l'espoir d'avoir l'immense chance d'être choisi(es) par le portier pour rejoindre la piste. Steve Rubell, qui a donné sa véritable âme à la discothèque, était réputé pour être impitoyable à l'entrée. Il lui arrivait parfois de laisser sa boîte presque vide avec plus de 5 000 personnes à l'entrée, pour la simple raison qu'à ses yeux, il était préférable d'avoir une soirée presque vide plutôt que de laisser entrer une seule personne mal habillée.
Le groupe Chic en a fait l'expérience. Ceci dit, la discothèque était les trois quarts du temps pleine à craquer. La quasi impossibilité d'y entrer était à ce point connue, que lorsque qu'ils créèrent les blue jeans Studio 54, le slogan était Now everybody can get into Studio 54:"Maintenant, tout le monde peut entrer dans le Studio 54" (dans le jeans)
Temple de la drogue sans complexe, du sexe désinhibé et de tous les excès, c'était le seul endroit à l'époque où il était décent de se laisser aller complètement. Le dernier balcon (vestige de l'ancien théâtre) était réservé aux rencontres sexuelles, et le premier carré VIP du monde (la cave du studio), était encore plus imbibée de cocaïne et de LSD que le reste de la boîte. Par exemple, il était courant de faire tomber des ballons du plafond, avec un peu de cocaïne dedans. La cocaïne tombait alors littéralement du ciel et il suffisait de faire exploser les ballons !
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