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 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
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CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
  • 12842 articles publiés
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  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
    Origine : 75 Paris
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    ©-DR-DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES p4

    25/03/2014 03:33

    ©-DR-DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES  p4


    Autour du film

    -Le tournage s'est déroulé à Paris (Rue du Louvre, Rue Pigalle ...), Saint-Rémy-lès-Chevreuse, ainsi qu'aux studios Photosonor, à Courbevoie.

    -La chanson Le Rififi fut écrite et composée par Jacques Larue et Philippe-Gérard et interprétée par Magali Noël aux éditions Les Auteurs Associés.

    -Les bijoux qui apparaissent dans le film sont des créations de la maison Dusausoy.

    -Le film reprend le « coup du parapluie » de Marius Jacob.





    ©-DR-DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES p5

    25/03/2014 03:43

    ©-DR-DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES  p5


    Sites Externes (sans les méprisables extraits en Vidéo ni les Trailers)

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    Miscellaneous Sites

    Photographs






    ©-DR-DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES p6

    25/03/2014 03:48

    ©-DR-DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES  p6


    Fiche technique

    Titre : Du rififi chez les hommes
    Titre anglais : Rififi
    Réalisation : Jules Dassin
    (1er film tourné en France par le réalisateur qui fuyait le Maccarthysme)
    Scénario : Jules Dassin, René Wheeler et Auguste Le Breton,
    d'après le roman du mm nom d'Auguste Le Breton aux éditions Gallimard
    Dialogue : Auguste Le Breton
    Assistant réalisateur : Patrice Dally, Jean-Jacques Vierne, Bernard Delandre
    Production : Indus Films, Pathé Cinéma, Prima Films
    Directeur de production : René Gaston Vuattoux
    Chef de production : Henri Bérard
    Producteurs délégués : Henri Bérard, Pierre Cabaud, René Bézard
    Musique : Georges Auric et Philippe-Gérard
    Direction musicale : Jacques Météhen
    Images : Philippe Agostini, assisté de André Domage et Raymond Lemoigne
    Opérateur : Jean-Marie Maillols, assisté de André Domage, Lemoigne et Chenglesy
    Montage : Roger Dwyre, assisté de Nadine Marquand et Denise de Casabianca
    Tournage du 22 septembre au 21 décembre 1954
    Décors : Auguste Capelier, Alexandre Trauner, Robert André et Gabriel Paris
    Costumes : Robes dessinées par Rosine Delamare et exécutées par Marcelle Desvignes
    Habilleuse : Henriette Ricard
    Son : Jacques Lebreton
    Recorder : Jean Philippe
    Perchman : Charles Akerman
    Maquillage : Anatole Paris, assisté de Marcelle Testard
    Tapissier : Roger Fresca
    Photographe de plateau : Raymond Bègue
    Script-girl : Renée Nitschke
    Régisseur général : Louis Manella, assisté de Jean Goiran
    Régisseur extérieur : Pierre Charron, assisté de Kougoucheff
    Accessoiriste : Maurice Terrasse et Charpeau
    Administrateur général : Wilhelmine Bérard
    Les joyaux sont de la maison Dusausoy (Paris)
    Les fourrures de chez Renel
    Distribution : Pathé Consortium Cinéma
    Pays d'origine : France
    Enregistrement sonore Western Electric Simo
    Tirage : Laboratoire Franay L.T.C Saint-Cloud
    Trucage : Lax
    Format : Noir et blanc — 1,37:1 — Monophonique — 35 mm
    Genre : Film noir, policier
    Durée : 114 minutes
    Dates de sortie : 13 avril 1955 (France),
    13 juillet 1999 (re-sortie France)
    Visa d'exploitation : 16012





    ©-DR-DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES p7

    25/03/2014 03:52

        ©-DR-DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES  p7


    La critique de DVD Classik

    Tony le Stéphanois, gangster usé, ruiné et fatigué, se lance dans un dernier gros coup. Aidé de trois complices, truands au code d’honneur strict (pas d’armes, pas de sang, pas de trahison), il monte le braquage audacieux d’une joaillerie en plein cœur de Paris. Trahie par une ancienne maîtresse de Tony, la bande devra alors mener de front le cambriolage et un duel meurtrier avec le gang rival des Grutter.

    1955. Accusé de sympathies communistes par McCarthy et ses sbires, Jules Dassin trouve refuge en Europe, où les instigateurs de la Liste Noire s’acharnent à le poursuivre, menaçant tout producteur s’aventurant à produire un de ses films d’être interdit de distribution sur le territoire américain. Du Rififi chez les hommes marque pourtant son retour aux affaires, grâce au courage de producteurs français qui lui donnèrent une seconde chance en lui offrant ce projet sur un plateau.

    Dassin rechigna d’abord à se jeter dans l’aventure, échaudé par un script qu’il détestait. Sur le fond, on ne saurait lui donner tort, tant cette histoire de cambriolage semble aux premiers abords d’une banalité consternante. Un vieux gangster à la retraite qui se lance dans son dernier coup, un gang rival de dangereux mafieux gominés, un cambrioleur italien aux doigts de fée (joué d’ailleurs par Dassin lui-même, sous le pseudo de Perlo Vita) : à la lecture du scénario, les clichés s’enfilent comme des perles.

    Sans parler d’un des problèmes évidents du film aujourd’hui : une misogynie assumée (le numéro de music-hall, bien qu'entré dans les annales, est vraiment d’une rare bêtise) avec sa litanie de personnages féminins d’une pâleur et d’une vulgarité sans nom. Il faut voir la femme de Jo le Suédois lors de sa première apparition, un aspirateur à la main, son fils dans les bras, décrochant le téléphone pendant que Jo lit le journal allongé dans son sofa. Crispant.

    Et pourtant…

    50 ans plus tard, le film emporte tout sur son passage, même ses plus évidents défauts ; et une fois le générique de fin déroulé, hante les esprits avec une rare prégnance. Sûrement parce que l’on retrouvera plus tard de l’ADN certifié Rififi chez Melville (Le Doulos, Bob le Flambeur), Tarantino (Reservoir Dogs), John Woo, Ringo Lam, Michael Mann, David Mamet, tous ces cinéastes qui se seront frottés au film de cambriolage dans leur carrière. Avec comme phare, Du Rififi chez les hommes. Car ne nous y trompons pas : si le film est encore aujourd’hui aussi marquant, c’est surtout pour son incroyable séquence de cambriolage, référence en la matière et mètre-étalon du genre.

    Véritable tour de force cinématographique, cette demi-heure tout bonnement géniale révèle un cinéaste maître de ses effets à l’extrême, jouant sur les nerfs du spectateur à la manière du meilleur Hitchcock et s’autorisant quelques effets d’une audace folle. Pendant 35 minutes éblouissantes, Dassin va ainsi supprimer tout dialogue, effacer toute trace de musique et retourner avec délectation aux sources du cinéma, quand il était encore muet et que les seules armes d’un cinéaste étaient un cadre,ses acteurs et le montage. Pari gagné : la séquence est inoubliable, inégalable et inégalée. De ces scènes qui vous donnent envie de vous plonger dans la documentation de votre lecteur DVD pour enfin apprendre à programmer une suite de chapitres à regarder en boucle.

    Pour ces fabuleuses 35 minutes, il sera alors beaucoup pardonné au film : son dernier quart un peu faible au regard de cette incroyable séquence, son jeu d’acteurs inégal (malgré un immense Jean Servais, force est de reconnaître que le pauvre Carl Möhner n’est par exemple vraiment pas à la hauteur), sa post-synchronisation parfois hasardeuse ou encore les clichés du scénario. Film inégal donc, sûrement un peu étouffé par ce majestueux morceau de bravoure, et qui pourtant, cache quelques autres trésors pour qui veut bien y regarder d’un peu plus près.

    Car ne s’attarder que sur cette fameuse séquence, ce serait aussi oublier l’extraordinaire travail d’Alexandre Trauner sur les décors, la très belle partition musicale de George Auric, la gouaille toute parisienne des dialogues ou encore la première apparition, assez convaincante, d’un jeune Robert Hossein. Enfin, ce serait faire injure au talent de Jules Dassin, son sens du cadre, son efficacité toute "américaine" et surtout ses petites innovations discrètes, qui mine de rien annonçaient la Nouvelle Vague avec cinq ans d’avance.

    Dans une dernière séquence de toute beauté, la caméra et les ciseaux de Dassin, libres comme l’air, s’autorisent quelques embardées folles dans les rues de Paris qui n’auront rien à envier au Godard d’A Bout de Souffle… Et ce en 1955. C’est dire si malgré ses quelques défauts, Du Rififi pour les Hommes est de ces films que l’on chérit secrètement.

     






    ©-DR- DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES de Jules Dassin (1955) p8

    25/03/2014 03:57

    ©-DR- DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES de Jules Dassin (1955)  p8


    the absolute best

    Author: loydmooney from san francisco
    14 December 2004

    If any film approaches perfection, this is the one. Pound for pound and scene for scene it is the best. The only others even close are the Maltese Falcon and Asphalt Jungle, but this is the baby that beats even them. For sheer black and white beauty it is the equal of Asphalt, and just never lets up. Its ending is one of the best of all time, easily the equal of Citizen Kane. And making it even more amazing it that it was cobbled together in desperation: and made for practically nothing. In short, a bloody miracle.

    It builds beautifully. Everything in it works, even down to the great music of George Auric. Shot in early winter or late spring, it is authentic down to the white gangster breaths on the air. Paris never looked more dangerously beautiful.Of all the films I have ever seen, it is the only one I would give a nine and a half to. And since most of it works very well without comment, probably it is best to just say, watch it and behold.






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