Trivia
-La formule d'Eusebius pour emprunter les couloirs du temps est : « Per Horus et per Rha et per solem invictus duceres. » ; ce qui signifie en latin : « Par Horus et par Rê et par le soleil invaincu sois conduit. » Elle est prononcée à l'italienne, selon l'usage suivi dans la plupart des pays par ceux qui s'expriment en latin ecclésiastique.
-La devise des Montmirail est : « Que trépasse si je faiblis ! », précédée du cri de guerre des chevaliers français : « Montjoie ! Saint-Denis ! » Hubert est souvent appelé « Hub » ou « cousin Hubert » par Béatrice.
Anachronismes et erreurs
-Le français que parlent les personnages médiévaux du film n'est pas de l'ancien français du XIIe siècle, mais du français moderne émaillé de quelques formes et termes classiques datant au mieux du XVIIe siècle. Globalement, leur langue se rapproche plus de certains argots du XIXe siècle. Cet anachronisme était nécessaire au film : le véritable français du XIIe siècle (qui est celui de Chrétien de Troyes), déjà loin d'être uniforme selon les régions, aurait été strictement incompréhensible aux spectateurs.
-Au tout début du film, le roi de France et sa maîtresse anglaise parlent tous les deux anglais ; or, à cette époque la famille royale et la noblesse anglaises ne parlaient que l'anglo-normand.
-Les armoiries du roi de France visibles sur les trompettes des sonneurs l'accueillant à son retour au camp portent trois fleurs de lys : une en chef et deux en pointe. À l'époque, les armes de France sont un semis de fleurs de lys. Quand elles seront réduites à trois, elles seront deux en chef et une en pointe.
-Au début du film, Godefroy évoque avec nostalgie les « hectares » de son domaine médiéval. Or, le système métrique a été créé six siècles après lui, pendant la Révolution française.
-La chanson à boire : « Et on lui pèlera le jonc comme au bailli du Limousin… » est une pure invention : les baillis n'ont été institués en France qu'au XIIIe siècle ; or les « visiteurs » sont supposés venir du XIIe siècle. D'autre part, le terme « bailli » était usité dans les pays de langue d'oil, c'est-à-dire la moitié nord de la France ; le Limousin était un pays de langue d'oc où l'on utilisait à la place les termes de « sénéchal » et de "sénéchaussée".
-On peut également observer que le maréchal des logis Gibon (qui est en réalité maréchal des logis chef) porte un écusson de la région Picardie sur sa chemise d'uniforme, dans le second volet le capitaine de gendarmerie porte un écusson de la région Bourgogne. Les grades des gendarmes ne sont d'ailleurs pas respectés, l'adjudant obéissant au chef.
-Le portrait de Godefroy le Hardi visible dans sa chambre du château de Montmirail dans plusieurs scènes du film est un remaniement du portrait de Frédéric de Montefeltro par Piero della Francesca de 1464-66. Il s'agit d'un des nombreux anachronismes du film — dont le plus frappant étant le fait que les « visiteurs » peuvent communiquer dans le français de 1992 — puisque le portrait de della Francesca est une œuvre de la Renaissance italienne alors que Godefroy est supposé venir du XIIe siècle.
-À la fin du film (et au début des Visiteurs 2), Godefroy tourne son arbalète vers la gauche pour ne pas tuer son futur beau-père. Mais le carreau d'arbalète, lors de la vue suivante, tourne vers la droite. (hé hé finement observé !)
-Dans le générique, Pierre Vial est seulement crédité dans le rôle d'Eusebe Ferdinand et sa prestation d'Eusebius est oubliée.(ah bah mewde alow ! C'est l'awnak là didon...ça fait un manque à gagner.C pas cool là mon vieux fo pah te laisser faiwe!!)