La critique T.V de Télérama 02/07/2011
Genre : drame très noir.
A la suite d'un casse, Yvette veut se faire défendre par le célèbre maître Gobillot. Ce dernier tombe sous le charme... Dans ses Mémoires, Jean Aurenche (le scénariste) raconte que, sur le tournage, pour agacer son metteur en scène, qu'elle savait très prude, Bardot quittait ostensiblement, chaque jour, la cantine avec un technicien différent. Une anecdote qui révèle l'abîme existant entre Autant-Lara, précis, maniaque, et Bardot, qui n'était qu'instinct et légèreté.
Comment deux êtres aussi dissemblables auraient-ils pu s'entendre ? D'où ce film bancal, un peu trop noir, un peu trop lourd, où un metteur en scène contemple, sans la comprendre, une personnalité fabuleuse, qui, grande actrice ou non, dynamitait les clichés d'un cinéma verrouillé. Revoir "En cas de malheur", c'est contempler un film très démodé sur un phénomène sexuel qui ne l'est pas : Bardot qui secoue ses cheveux, Bardot offerte à chaque instant et pourtant inaccessible.
Pierre Murat