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©-DR-VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS de Julien Duvivier(1956) p13
09/02/2014 08:44
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©-DR-VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS de Julien Duvivier(1956) p14
09/02/2014 08:46
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©-DR-VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS de Julien Duvivier(1956) p15
09/02/2014 08:50
Voici le temps des Assassins. Commentaire par Olivier Bitoun
Ce n'est que le début d'une longue descente aux enfers... Julien Duvivier n'est pas réputé pour porter un regard tendre et optimiste sur l'humanité. Son œuvre serait plutôt une exploration de la noirceur de l'âme humaine : « Ma nature me pousse vers des thèmes âpres, noirs, amers. J'ai bien l'impression que nous traversons une ère où les gens ne s'aiment pas. » Lui qui a été le chantre du front populaire (« La Belle équipe », 1936) avant de sentir le courant putride des années trente (que symbolise de la plus belle manière son chef d'œuvre, « La Fin du jour », en 1939), qui conduira à l'horreur nazie et à la collaboration (évoqué en creux dans « Panique » en 1947), signe au milieu des années cinquante cette œuvre terrible, implacable, d'une noirceur absolue.
Sa peinture des bas-fonds frappe toujours aussi fort aujourd'hui. Bas-fonds d'une ville (le quartier des Halles et ses recoins sordides) mais surtout bas-fonds d'une humanité scélérate, perverse, manipulatrice. Pourtant, le film démarre tranquillement sur un ton naturaliste, où Duvivier nous fait ressentir avec brio la vie animée du quartier des Halles et d'un restaurant. Puis, avec l'arrivée de Catherine, le film dérape peu à peu, nous emporte vers l'abîme et la nuit, se fait de plus en plus inquiétant, abstrait, fantasmagorique presque. Catherine, magnifiquement incarnée par Danièle Delorme, est au centre d'un tourbillon qui entraîne un à un Chatelin et son entourage.
Elle synthétise tout ce que l'humain a de plus vil, mais elle est aussi une victime, ange du mal qui porte profondément en elle les cicatrices du monde. Cible privilégiée de la Nouvelle Vague, Duvivier n'en est pas moins un cinéaste admirable. La précision de ses cadres, de ses mouvements de caméra, de l'emplacement des acteurs, du découpage et des lumières (il est superbement épaulé par le grand chef opérateur Armand Thirard) fait de « Voici le temps des assassins » un classique indémodable, une œuvre sombre qui atteint par moments les accents des grandes tragédies. Magnifique.
Olivier Bitoun
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©-DR-VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS de Julien Duvivier(1956) p16
09/02/2014 08:53
L'ENCINEMATHEQUE
présentation presse projection La petite histoire...
Après la sortie du film en salles, il déclare dans une revue de presse une des raisons qui l'ont poussé à faire ce film:
«Je crois que nous sommes entourés de monstres comme ça. On n'a qu'a lire les journaux, c'est quelque chose d'effrayant. Je crois que nous sommes comme ça depuis vingt ans, nous sommes au temps des assassins. Nous sommes absolument entourés de monstres et je connais, moi, des jeunes filles qui sont exactement pareilles au personnage de Catherine, je crois avoir fait quelque chose de violent, mais tout à fait logique.»De plus il ajoutera que le rôle de Chatelin était écrit expressément pour Jean Gabin.
Ce brillant scénario est concocté par son ami journaliste Maurice Bessy, critique de cinéma, fondateur de la revue hebdomadaire Cinémonde en 1928. Dans un petit bulletin de mai 68 il parle de son ami Julien. Voici un court extrait de ses propos :
«Il ne croyait pas au style que beaucoup de réalisateurs s'attribuent en recommençant dix fois le même film.. Créer, pour lui, c'était tenter. C'était aussi se tromper, pour mieux réussir ensuite. C'était disposer d'un faisceau de lignes de force et les utiliser toutes … Il était on ne peut plus maladroit avec les journalistes, se bornant à déclarer qu'il n'avait rien à dire, qu'il était un compteur Conteur d'histoires et que les metteurs en scènes qui bourraient leurs ouvrages de considérations métaphysiques, esthétiques ou autres, le faisaient doucement rigoler …»
* Dans un café parisien, Duvivier aperçoit, accoudé au bar, un jeune homme qui pourrait correspondre physiquement au personnage du jeune Gérard Delacroix. C'était Gerard Blain , un jeune acteur qui a déjà fait quelques figurations au cinéma. Ce sera évidemment son premier rôle important avant d'être réellement révélé deux ans plus tard par Claude Chabrol dans «Le beau Serge».(Voui ben...je l'ai vu récemment ce fameux "BEAU SERGE" dont j'entend les éloges pleins de trémolos depuis...c'est assez TARTE!)
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©-DR-VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS de Julien Duvivier(1956) p17
09/02/2014 08:55
Lucienne Bogaert : Gabrielle-La mère junkie
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