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©-DR-THE ARTIST de Michel Hazanivicius (2011) p4
15/01/2014 06:07
Cast
Jean Dujardin : George Valentin
Bérénice Bejo : Peppy Miller
James Cromwell : Clifton, le chauffeur / valet
John Goodman : Al Zimmer, le patron des studios Kinograph
Uggie : le chien
Penelope Ann Miller : Doris, la femme de George
Missi Pyle : Constance, la partenaire de George
dans le film A Russian Affair
Malcolm McDowell : le figurant à qui Peppy
montre sa photo à la une du journal
Bitsie Tulloch : Norma
Dash Pomerantz : le petit ami de Peppy
Beth Grant : la domestique de Peppy
Ed Lauter : le premier chauffeur de Peppy
Joel Murray : le policier de l'incendie
Ken Davitian : le prêteur sur gage
Basil Hoffman : le commissaire-priseur
Bill Fagerbakke : le policier devant la vitrine
Beau Nelson : un ami « gadget » de Peppy
Ezra Buzzington : le journaliste qui interviewe Peppy au restaurant
Hal Landon : l'acteur jouant Napoléon
Harvey Alperin : le docteur
Lily Knight : l'infirmière
Annie O'Donnell : la vieille dame
Jewel Shepard : la starlette
Nina Siemaszko : la femme dans le cinéma
Serge Hazanavicius (non crédité)
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©-DR-THE ARTIST p5
15/01/2014 06:11
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©DR-THE ARTIST p6
15/01/2014 06:14
Accueil de la critique Michel Hazanavicius, couronné meilleur réalisateur pour The Artist à la 37e cérémonie des César.Sur le site AlloCiné, le film obtient de la part des critiques une note de 4,1/5, note également partagée par les spectateurs. Les utilisateurs d'IMDB le créditent, quant à eux, d'une note de 8,2/10 tandis que le site Metacritic relève une moyenne de 89/100 sur 41 critiques anglophones et que Rotten Tomatoes indique que 98 % des 210 critiques recensées sont positives pour un score moyen de 8,7/10.
De manière générale, la presse française encense le film à sa sortie, saluant particulièrement la prestation de Michel Hazanavicius, Jean Dujardin et Bérénice Béjo, à un niveau plutôt « technique ». À titre d'exemple, Ollivier Pourriol exprime son enthousiasme pour The Artist dans Marianne, expliquant : « La performance du couple Dujardin-Bejo dans cet hommage amusé aux classiques hollywoodiens des années 20, entre expressionnisme, pantomime et claquettes, rappelle à quel point, comme disait le metteur en scène Peter Brook, “le corps a des idées”. [...] The Artist a la texture d'un souvenir qui n'appartiendrait à personne et à tous, revisitant un imaginaire qui est moins celui du cinéma américain que celui du cinéma tout court. ».
Le magazine Les Inrockuptibles note que"Michel Hazanavicius démontre une fois de plus dans The Artist son talent d’imitateur, de pasticheur fou. ». Éric Libiot de L'Express a donné cinq étoiles au film écrivant qu'il s'agit d'un film « aussi radical que festif conjuguant un engagement sans concessions et une passion amoureuse pour tous ces fantômes de l'écran valsant dans la salle de bal de nos imaginaires. ». La rédaction de Le Monde estime de la même manière que « la réussite du film tient à la manière joyeuse dont Michel Hazanavicius s’empare du cinéma d'antan avec les outils du cinéma d’aujourd’hui. ».
Cependant, Les Cahiers du cinéma, autrefois défenseur du diptyque OSS 117, exprime des réserves sur la réalisation de Michel Hazanavicius dont il reconnait malgré tout le brio : « Un pastiche gourmand qui est à l'âge d'or hollywoodien ce que le rococo est au baroque : une déformation très séduisante mais aussi dédramatisée, où la sophistication flirte avec la mièvrerie mais brille par son indéniable virtuosité. Et pourtant cette incontestable réussite marque aussi les limites d'un système. ». Au delà de la simple réalisation et des performances artistiques des acteurs principaux, l'hebdomadaire Charlie Hebdo évoque néanmoins un pur exercice de style et un objet plaisant sur la forme mais sans aucun contenu : « La surface de The Artist est brillante, pétillante, souvent subtile, mais le fond, lui, est inexistant. ».
Tout comme le critique Gérard Lefort qui fait, de son côté, part de sa déception dans le quotidien Libération : « Il faut en effet être de très bonne humeur pour s'intéresser au mélo à deux balles et trois Kleenex qui croise le cœur de George à celui de Peppy [...] Le problème de The Artist n'est pas celui du faux-semblant mais du faux air. ».
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©-DR-THE ARTIST de Michel Hazanivicius (2011) p7
15/01/2014 06:17
Accueil du film/Reconnaissance internationale/Distinctions
Article détaillé : Liste des récompenses et nominations de The Artist.Sélection cannoise
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Initialement sélectionné hors compétition, The Artist est basculé en compétition à la dernière minute, lors du 64e Festival de Cannes. C'est sur l'insistance du producteur Thomas Langmann, persuadé de la présence du film au palmarès, que le délégué général Thierry Frémaux fait une entorse au règlement qui impose une limite de trois longs métrages français à la compétition (sélection alors arrêtée sur Polisse de Maïwenn, Pater d'Alain Cavalier et L'Apollonide de Bertrand Bonello).
Lors du festival, le film reçoit un excellent accueil, offre un prix à Jean Dujardin et suscite l'intérêt de nombreux distributeurs internationaux qui sollicitent la société Wild Bunch, responsable des ventes à l'étranger. En clôture, le président du jury Robert De Niro confie à la presse adorer cette œuvre à laquelle il aurait volontiers attribué une seconde récompense, voire la Palme d'or, ce qui n'a pas été possible en raison de la restriction des doubles prix et des mentions ex æquo.
En salle /Pays Box-office
France 3 064 873 entrées Total hors France 13 335 264 entrées Total 16 400 137 entrées Recettes mondiales 133 432 856 $
Distribué par la Warner, le film sort en France le 12 octobre 2011. Le jour de sa sortie, il réalise 72 521 entrées pour 295 copies, et 443 269 au cours de sa première semaine. Ressorti en salles en février 2012, après l'annonce de ses dix nominations aux Oscars, The Artist totalise plus de deux millions d'entrées. L'annonce du palmarès des Césars et des Oscars permet ensuite au film, de dépasser les trois millions de spectateurs en France et les douze millions de spectateurs à l'étrangerà la fin avril 2012.
En plus d'avoir été un succès critique, The Artist est un succès commercial. Budgeté à environ 15 000 000 $, il rembourse sa mise vers la mi-novembre 2011, soit au bout de 3 semaines d'exploitation, en particulier en France et en Belgique (avec 12 900 000 $ au 20 novembre), la distribution dans un circuit limité aux États-Unis à Noël rajoutant environ 2 800 000 $. Au mois d'avril 2012, avec environ 120 000 000 $ de recettes, le film a fait ses meilleurs scores aux États-Unis (43 000 000 $), suivis de la France (26 000 000 $) et du Royaume-Uni (15 200 000 $) et, loin derrière, de l'Espagne (6 500 000 $) et de l'Allemagne (5 000 000 $).
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©-DR-THE ARTIST de Michel Hazanivicius (2011) p8
15/01/2014 06:20
Production Depuis ses débuts à l'école Canal+ dans les années 1990, jusqu'aux films qui lui valurent les débuts de sa notoriété, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions et OSS 117 : Rio ne répond plus, Michel Hazanavicius a depuis toujours démontré sa passion pour le cinéma à travers la comédie. Cependant lorsqu'il a pour la première fois l'idée du concept de The Artist, il ne s'agira plus pour lui de s'inscrire dans le registre du détournement, de la parodie ou de la dérision, mais de rendre un véritable hommage aux pionniers du septième art avec un film muet en noir et blanc comme on en faisait en 1920. Il ne désire par exemple pas se placer dans la même veine que La Dernière Folie de Mel Brooks, film de 1976 (avec notamment Marcel Marceau dans le seul rôle parlant) où Mel Brooks interprète un cinéaste sortant d'une cure de désintoxication qui désire réaliser un film muet mais essuie les refus de tous.
Au départ, Michel Hazanavicius envisage de faire soit un film d'espionnage (à la manière de Fritz Lang dans Espions sur la Tamise), soit une version muette de la série de films Fantômas d'André Hunebelle. Mais pour une idée comme pour l'autre, Michel Hazanavicius se rend bien compte que son projet de scénario ne conviendrait pas au genre. De plus, il rencontre à ce moment-là le producteur Thomas Langmann qui se dit fondamentalement intéressé par l'idée d'origine mais qui réfute également ces deux idées de scénario. En revanche, il suit depuis longtemps la carrière de Michel Hazanavicius et ne lui transmet donc pas un non catégorique, ce qui encourage ce dernier à continuer de travailler sur ce projet. À ce sujet, Michel Hazanavicius dit de Thomas Langman : « J’ai vu ses yeux quand je lui parlais, et j’ai compris qu’il y croyait. Grâce à lui c’est devenu un film possible. Ce n’était plus un fantasme mais un projet. ». Mais il ne s'agit pour l'instant que d'encouragements, rien d'un accord formel.
Michel Hazanavicius se met donc au travail et visionne le plus possible de classiques du cinéma muet, notamment l'œuvre de Fritz Lang, Ernst Lubitsch, Billy Wilder, Charlie Chaplin et encore Friedrich Wilhelm Murnau. Le cinéaste opte finalement pour la forme du mélodrame qui était le registre dominant des débuts du cinéma. Il entame également une réflexion personnelle sur la révolution du cinéma parlant, à peine trente ans après l'invention du 7ème art par les Frères Lumière, dont beaucoup ne sortiront pas indemnes. La trame était donc amorcée. Mais c'est en fonction de ses futurs partenaires que Michel Hazanavicius va développer son projet. Il se remettra donc continuellement en question.
Selon les notes de production, The Artist est « un film d'époque qui se déroule dans les années 20 aux États-Unis, autour d'une histoire d'amour entre deux personnages qui se croisent. L'un est une vedette du cinéma muet, l'autre est figurant. L'arrivée du parlant va changer leur relation."Habitué à la rédaction de dialogues, Michel Hazanavicius a dû se contraindre à un type d'écriture à la fois ancien et totalement nouveau pour le scénario. Il a également dû entreprendre un important travail de recherche sur les années 20 et 30.Le film devait initialement s'intituler Beauty Spot.
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