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 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
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CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
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  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
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    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p15

    23/09/2013 04:33

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p15


     

    Entretien avec Patrick Sénécal
    Par Marc Boisclair :13Juin 2010
     
    Ce mois-ci, dans le cadre de notre «13 questions pour… » et afin de célébrer la parution en vidéo du film LES 7 JOURS DU TALION (disponible le 22 juin prochain), j’ai eu la chance d’interroger l’homme derrière cette sordide histoire de vengeance et de bon nombre de récits tout aussi macabres.
     
    Assurément l’auteur de littérature d’horreur et de fantastique le plus populaire de l’histoire du Québec, Patrick Senécal a officiellement débuté son parcours de romancier en 1994 avec la publication de son premier roman, 5150 RUE DES ORMES (réédité en 2001). L’écrivain explora davantage le genre par la suite avec ses romans LE PASSAGER (réédité en 2002), SUR LE SEUIL, ALISS, LES SEPT JOURS DU TALION, ONIRIA, LE VIDE et finalement HELL.COM. Outre la littérature destinée à un public adulte averti, Senécal s’adonna aussi à l’épouvante pour les plus jeunes en 2007 avec le roman SEPT COMME SETTEUR.
     
    Maniaque de cinéma, l’auteur a aussi travaillé à l’adaptation de trois de ses romans au grand écran jusqu’à maintenant: SUR LE SEUIL (co-scénariste avec Éric Tessier) en 2003, 5150 RUE DES ORMES en 2009 et, bien entendu, LES 7 JOURS DU TALION cette année.
     
    J’aurais évidemment eu des dizaines de questions à poser à l’auteur concernant l’ensemble de son œuvre et de ses projets à venir, mais il a fallu que j’en sélectionne 13 pour notre entretien mensuel, que je vous présente aujourd’hui dans un retour au format écrit.
     
    #1
    Marc Boisclair – Comment se porte la littérature fantastique québécoise en 2010?
     
    Patrick Sénécal – Je ne suis pas un spécialiste, je ne saurais trop dire. C’est sûr que ce genre de littérature prend plus de place au Québec qu’avant, que les éditeurs sont plus ouverts qu’avant. Mais en même temps, comme partout, il y a du bon et du n’importe quoi. Le problème du fantastique, c’est que beaucoup de gens croient qu’ils peuvent en faire, alors que c’est faux. C’est un genre dans lequel il est facile de tomber dans le grotesque. Ça demeure tout de même un genre un peu marginal, comparé, par exemple, au polar qui grandit de plus en plus.
     
    #2
    SB – Les fans d’horreur et de fantastique connaissent bien ton œuvre, mais beaucoup de gens moins attirés par ces deux genres te lisent aussi.Comment expliques-tu ce phénomène
     
    PS – Je crois qu’au départ, je fais des romans noirs. Des romans purement fantastiques, je n’en ai que trois, et l’horreur est plus une manière qu’un genre (pour moi, en tout cas). 
    Dans tous mes romans, je parle de la noirceur humaine, et ça, ça peut attirer plus de gens qu’on croit. Et dans mes derniers romans, il y a une sorte de réflexion sociale qui peut aussi attirer toutes sortes de gens. Mais, bon, je pense aussi que tout le monde aime se faire raconter une histoire haletante et il semble que c’est ce que beaucoup de gens apprécient chez moi.
     
    #3
     SB – Ton dernier roman, HELL.COM, suit Daniel Saul dans sa descente aux enfers suite à la découverte d’un site web illégal où tout est permis. Ton personnage vivra par l’entremise de ce site des expériences sexuelles et violentes particulièrement intenses et difficiles à supporter. Malgré ce niveau de violence présent dans tes romans, crois-tu avoir une certaine limite à ne jamais franchir; certains tabous?
     
    PS – Il n’y a pas de sujets tabous, tout est dans la manière. Par exemple, je parle souvent de mort d’enfants dans mes livres, mais je refuse d’aller dans les détails explicites. Dans LE TALION, il était hors de question que je décrive le viol de la petite fille. Dans les scènes violentes,je pourrais toujours être plus explicite,c’est facile.Mais est-ce que c’est nécessaire? Trop de violence peut créer une lassitude, une complaisance, et c’est toujours cette ultime limite que je m’efforce de rejoindre sans la dépasser. Mais tout cela demeure subjectif. Pour certains lecteurs, je balance tout cela très bien, mais pour d’autres, je vais sans doute trop loin. Nous n’avons pas tous les mêmes limites.
     
    #4
    SB – Avec HELL.COM, tu explores l’univers d’Internet, tandis que dans ton roman précédent, LE VIDE, tu t’attaques à la télé-réalité. Y voyais-tu, dans les deux cas, une occasion de critiquer ces modes de divertissement  populaire?
     
    PS – Ce n’est pas autant les modes de divertissement que je voulais analyser que les moyens futiles qu’on utilise pour fuir l’ennui ou le vide existentiel que nous ressentons parfois. Dans LE VIDE, ce sont des gens normaux, donc ils utilisent un moyen banal: la télé. Dans HELL.COM, ce sont des riches puissants, donc ils utilisent leur argent pour se payer des plaisirs hors du commun. Je n’ai rien contre la télé, contre internet et ces choses. Tout est dans le dosage, tout est dans l’utilisation.
     
    #5
    SB – Les éléments d’enquête policière sont particulièrement développés dans tes romans comme LE VIDE ou LES 7 JOURS DU TALION (on peut même ajouter des éléments médicaux et pharmaceutiques dans ce dernier). Comment réalises-tu tes recherches lorsque tes récits comportent des données aussi techniques?
     
    PS – Oh comme tout le monde, j’imagine. Je me trouve des spécialistes dans le domaine et je les interroge. Je déteste cette étape dans l’écriture, lorsque je dois faire de la recherche. Moi, j’aime créer, inventer, je ne suis pas un théoricien ou un chercheur. Mais pour être crédible, je n’ai pas le choix, il faut savoir de quoi on parle.
     
    #6
    SB – En 2007 est paru ton premier roman jeunesse, SEPT COMME SETTEUR. Est-ce plus délicat de construire une histoire d’épouvante lorsqu’elle est destinée à un jeune public?
     
    PS – Pas du tout. C’est très semblable. Je pense à une bonne histoire, je fais un plan, le déroulement narratif est semblable, je veux une bonne fin… Les gens croient que je dois me retenir, avec mes livres pour enfants, pour ne pas être trop violent, mais c’est faux. Je n’ai pas à me retenir puisque l’idée d’être très violent ne m’effleure même pas l’esprit lorsque j’écris un roman jeunesse. Je n’ai pas envie de décapiter un enfant, je ne suis pas malade à ce point, quand même! :-)
     
    #7
    SB – Côté cinéma d’horreur, qu’est-ce qui t’as inspiré dernièrement? Es-tu même un fan du genre?
     
    PS – J’ai une relation amour-haine avec le cinéma d’horreur car, comme je le disais plus haut, c’est tellement facile de faire n’importe quoi. Je trouve que ce cinéma est assez décevant depuis quelques années. Les Américains tentent de faire du cinéma trash comme dans les années 70, mais c’est rarement réussi. Le torture porn des dernières années est trop cool, trop léché et trop caricatural pour être vraiment dérangeant et troublant.Il y a des exceptions,bien sûr,mais surtout à l’étranger,comme [REC],L’ORPHELINAT ou THIRST. Là, on sent une volonté de créer une vraie ambiance. Les asiatiques, en général, vont loin là-dedans…
     
    #8
    SB – Lorsqu’on adapte l’un de ses romans pour le cinéma, c’est difficile d’y apporter les changements nécessaires, d’en sacrifier ou d’en modifier certains passages?
     
    PS – C’est difficile parce que ce qui marche dans un livre ne marche pas nécessairement dans un film, et rendre cinématographique un livre, c’est un job de fou. Le cinéma, c’est l’art du compromis, alors qu’en littérature, il n’y a jamais de compromis.
     
    #9
    SB – L’adaptation de SUR LE SEUIL a fait beaucoup jaser lors de sa sortie en salle, en 2003. Sept ans plus tard, que retiens-tu de cette première expérience au cinéma?
     
    PS – J’apprenais un métier, celui de scénariste. Quand je revois le film, je trouve ça difficile, je trouve que le scénario est plein de maladresses. Mais, pour une première expérience au cinéma, c’est pas si mal. J’aime beaucoup la fin. Mais j’ai appris beaucoup depuis.
     
    #10
    SB – Est-ce que l’orchestration des scènes de torture dans l’adaptation de LES 7 JOURS DU TALION vous a, à toi et Podz, donné beaucoup de fil à retordre?
     
    PS – Pas vraiment. Enfin, oui, un peu, mais on savait ce qu’on voulait. Une fois qu’on a décidé de les faire, nous n’avons plus vraiment hésité. Tout le monde travaillait dans le même sens. On savait qu’on faisait quelque chose qu’on n’avait jamais vu au Québec, mais cela nous stimulait autant que ça nous angoissait. On se disait qu’au montage, on pourrait en enlever si c’était trop. Finalement, on a tout gardé! :-)
     
    #11
    SB –Daniel Roby (LA PEAU BLANCHE) avait au départ été annoncé comme réalisateur de l’adaptation cinématographique d’ALISS, mais on apprend récemment que c’est toi-même qui en assureras la réalisation. Comment as-tu finalement hérité du boulot? As-tu toujours voulu testé tes talents en tant que réalisateur?
     
    PS – J’ai toujours voulu réaliser. Quand Daniel est parti à cause de plein de raisons complexes (mais moi et lui ne sommes vraiment pas en chicane), j’ai demandé à le réaliser et on a accepté. J’ai toujours voulu réaliser ALISS moi-même, mais à l’époque, je n’avais pas assez confiance. Maintenant, c’est comme si on me donnait une deuxième chance, et cette fois, pas question de la laisser filer. Maintenant, c’est clair: ou je réalise ALISS, ou personne ne le réalise. Tout simplement.
     
    #12
    SB – Ton personnage de Michelle est présent dans beaucoup de tes romans, parfois comme personnage déterminant, parfois en clin d’œil. Tu annonçais d’ailleurs sur ton site internet que notre Reine Rouge ferait peut-être l’objet d’une série web! Peux-tu nous parler davantage du projet?
     
    PS – On va faire une série qui va expliquer ce qui est arrivé à Michelle entre 5150 et ALISS. Des capsules de six ou sept minutes qui vont montrer son évolution. Le Web nous permet d’aller plus vite, sans censure, sans comité.Liberté totale.Mais on n’a pas une cenne.? On n’est rendu à cette étape, on cherche de l’argent. Mais argent ou non, on va le faire quand même parce qu’Olivier [Sabino], le producteur, est un passionné.
     
    #13
    SB – Des projets d’adaptation sont aussi prévus pour LE VIDE et SEPT COMME SETTEUR, sans oublier la publication de ton second roman jeunesse à la fin de l’été et du roman Contre Dieu cet automne.Tu travailles aussi présentement sur un scénario original. Où en est le développement de ces projets? Aurais-tu un scoop pour nos lecteurs?
     
    PS – Les scénaris avancent lentement, comme toujours. Maintenant, je travaille sur une série de romans. Ça se passera dans un cégep en région. Beaucoup de sang, de sexe, de trash mais aussi beaucoup d’humour. Je veux m’amuser, je veux m’éloigner un peu des briques de 600 pages. Des petits romans de 200 pages, en une série, ça va me faire du bien. J’ai beaucoup de plaisir à faire ça. Premier tome en 2011. Ça va être un peu comme ONIRIA et ALISS mélangé, mais en plus drôle, très huitième degré…
     
    Consultez le site web officiel de Patrick Senécal. Par ailleurs, le site de la websérie LA REINE ROUGE prévu pour le printemps 2011 a été mis en ligne tout récemment au www.reinerouge.tv où l’on nous promet un premier teaser le 9 juillet prochain.
     





    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p15b

    23/09/2013 11:31

      © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p15b


     

    CHECK this one out MATE!
     
    Author: Maz Murdoch (asda-man) from United Kingdom
    22 January 2012
    "5150" certainly does not get enough recognition from what I've just seen, and it's probably because it simply isn't well known! I only happened to stumble across it when it came up on my Amazon recommendations and I actually bothered to click on it, then I read about it and thought it sounded quite good, especially after reading it was French, and I know that nobody does horror better than the French. And then I watched the trailer that blew me away, I knew it was something I'd love and so almost immediately bought it straight after that! "5150 Elm's Way" certainly didn't disappoint much. In fact, if it was more horror heavy than drama heavy, then I would consider it up their with the greatest of French horror. It also surprised me as well, and gave an absolutely compelling and gripping drama/horror.
     
    I don't know why not many people have heard of this, maybe it's because of the rubbish title, I mean come on! "5150 Elm's Way" is a bit of a mouthful isn't it? Maybe if it had something catchier like "51 Elm's Way" or simply just "Elm's Way" it might've appealed to more audiences, but maybe I'm just picking a bit their. The fact is that this film deserves to be seen by a wider audience, I'm sure if people knew about this and gave it the time of day they would love it almost as much as I did! Now maybe it wasn't as dark as the trailer suggested, but it did give much more in the way of plot and screenplay that I anticipated for. Maybe, if "5150 Elm's Way" was glossed over in a brush similar to "Frontier(s)" we might've had a little horror classic on our hands.
     
    But don't let the drama aspect put you off! In some ways it is much more of a positive, and I was pleasantly surprised to see how the film went deeper into the psycho family's character, when usually horror films like to ignore the villain's so we feel zero sympathy for them, here the film quite cleverly takes a different route by showering us with excellent characterisation on both sides, the righteous and the unrighteous both get equal screen time. It also means that instead of getting two dimensional villains, we get very human ones, which is extremely refreshing to see. We get to understand how their family works and why they are like how they are. I felt such sympathy for Maude,the mother and at times felt very teary for the family(don't worry I didn't let go!)
    *
    Everything did seem like a drama pretending to be a horror film at times, but actually when the game of chess was introduced in the final 40-30 minutes, horrifying things did start to pick up, and its air of realism slightly went out the window, which I actually quite admired in a way. I also wasn't expecting Yannick's psychological torment to be quite as mind-blowing as it was. The directing sometimes looked as if the person changed. Instead of interesting family drama we got psychological horror that was really cleverly expressed. It was absolutely captivating to see Yannick change and become obsessed, and also to see how he's affected their family.
     
    Some scenes such as when Yannick plays chess and when he starts seeing "The Shining" styled blood, are marvellously done and it really helps for the audience to get into his character. "5150 Elm's Way" can often be thrilling as well! The film has you cheering for Yannick to get out all the way, and you do start to notice the complex bonds changing, giving us much, much more than a horror film. The acting was also very good, and very realistic. They looked like a normal family, so it was easy to relate, and Yannick also didn't make too many frustratingly stupid decisions like you see in almost every survival-based horror film.
     
    In the end. "5150 Elm's Way" is more of an extremely dark drama than a horror film, although it does step into horror territory towards the end, and it also isn't afraid to shock like most horror films, it has no boundaries. It is brilliantly written and shows beautifully promising directional flourishes. It's also completely thrilling and captivating to watch, with a very clever ending that makes you wonder who really has won. "5150 Elm's Way" is one of the best psychological films, I've seen and is very nearly a 10/10 masterpiece.





    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p16

    23/09/2013 11:36

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p16


     

    Stay away from the Elm Street
     
    Author: kosmasp
    28 September 2010
    You'd think people would know that since the "Nightmare on ..." movies ... But seriously though, I haven't looked into the origin of the title and this has no "Freddy" in it. Though it has some other interesting characters in it. And it plays in a weird way and goes places you wouldn't expect. While the main character might do things, you wouldn't expect him to do at first, it does all make sense (well as much sense as there can be).
     
    Of course this develops into a very strange little crazy movie, that will either leave you completely confused at the end or satisfied as can be. A movie about violence, but also about (and maybe even more) craziness. It won't give you any easy answers and the end will put quite some people off (I think that the fact, that it isn't as violent as some other genre movies, might be putting people off too).It is a very weird movie and I can't really tell you to watch it, because it might not be your taste at all.
     





    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p17

    23/09/2013 16:15

     © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p17


     

    Unfinished Games may cause Obsessions, but an Unachieved Purpose can Kill.
     
    Author: Cihan Sean Victorydawn Vercan (CihanVercan) from Ottawa, Canada
    17 June 2010
    Rising like Phoenix from the ashes, the Chess concept began to take over the plot as a plot twist from a claustrophobic drift in such a modest production; that was when the story created its greatest suspense which will never end. I consider the whole as a great and awe-inspiring achievement.
     
    After fell off his bike a film student Yannick needs to stop by a two-story town house to ask for first aid. The father of the family from that house suggests him to make a call. After he goes inside and leaves the door unlocked behind him, Yannick starts his fatal discovery with his first step inside. Very suitable movie poster for this exact moment, when the happenings start to take effect.
     
    First he witnesses the father of the family Jacques Beaulieu committing a murder in front of his eyes, second he's locked up in an unfurnished room, and then he starts having trouble with other family members. Right at this sequence, we see one of the finest achievements in the movie: Excellent-almost perfect- CHARACTERIZATION. What will come out of the blue is all the main characters in this film will have a terrifying destiny. When everything is running organized for Jacques Beaulieu's plans, Yannick turns the outcomes upside down. Like all the other viewers, me too became fond of the CHESSBOARD OF CORPSES. Jacques planned to array the chessmen from the characters he wanted to have, but Yannick's existence also altered the appearances on the chess board. 
     
    It's not just unpredictable what's going to happen every other scene, it's also unique in story-telling, too. Deeply detailed PSYCHOLOGICAL LAYOUT, the leading actors(Yannick vs. Jacques) reflect their inner phobias, counter-phobias and behaviour patterns against each other in a very factual way. What's very engaging is the balance of justice which forces us to understand that humankind is not entirely good or evil. The evil character Jacques is only trying to save the public from criminals and sinners, while he's fighting against the evil, he becomes an evil on his own, under a self-built heresy. 
     
    Very nicely done adaptation work offers a promising film and it succeeds in production aspects, too. Yannick's psychological trauma moments are served out with nice VISUAL EFFECTS and CINEMATOGRAPHY. It offers an unique style of tension without applying basic horror methods, spooky visuals and sharp shots which forces the viewer to wince.
     
    A few deficiencies on character and story development with possible plot holes: 1/ JACQUES'S ACT OF JUSTICE: Jacques never locks up innocents into the Room Of Sinners. But he kills a sinner in front of Yannick's eyes just because he's there to get aid for his bruises. As a serial killer of the 24 bodies and a thief to steal another 24 corpses, he should've been more careful with Yannick. 2/ MAUDE'S SUICIDE: She never attempted to suicide before suddenly deciding on helping Yannick to escape. 3/ When Yannick started first to see delusions, he sees A FAT MAN WITH GLASSES, and continues seeing the same man every time he sees another delusion. There is no story held for this supporting character. 4/ The story doesn't build the necessary bridge between the happenings and the results for each family member's destiny. Neither the mum or dad ever worried about Michelle, after Anne is sent to the afflicted children's school. When the movie is over, everybody's life will be different. This isn't a suitable premise for a movie in this genre. 5/ Anne's school never made any investigation nor at least a questionnaire about Anne's past.
     
    This film was examining the addiction to murder and the effects of violence in the family in one point. It came to a dead end, finished in a tragedy for everyone, which is idealistically appropriate with its examination. The second point supported the idea of the personal needs to trust the government's justice system to live in safety. Creating a justice other than the current system is only a fantasy. In this case, comparing with SCORSESE'S RAGING BULL, 5150 doesn't make the viewer to feel sad about Jacques the way we felt about Jake La Motta. Both Jacques and Jake seek their own sense of justice, but end up behind the bars. Another reference on Jake La Motta is occurred when Yannick chose to turn back to the Chess-game addiction instead of the choice of freedom, so his paranoia obsession on Chess took over his personal life; just like Jake La Motta happens to become a stage comedian but continue practising his punches and crochets in the backstage of the theater. Unfinished games may cause obsessions, but an unachieved purpose can kill. A Proudly Canadian film. Congrats.
     





    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p18

    23/09/2013 16:19

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p18







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