Le mot a jailli, tel le pétrole de la terre : « chef-d'oeuvre ».
L'avis de la presse semble unanime (seul Les Inrockuptibles dénoncent le « buzz critique qui précède ce faux chef-d'oeuvre »). There Will Be Blood, fresque épique du génial Paul Thomas Anderson, retraçant en plus de 2h30 une page de l'histoire américaine - celle de la ruée vers l'or noir à la fin du XIXe siècle – à travers l'ascension de Daniel Paintview, prospecteur mégalomane dévoré par l'ambition.
«La fresque est grandiose, et explore le mythe du capitalisme américain à travers la figure de son personnage principal » (Libération). Figure « méphistophélique » digne du personnage culte de Citizen Kane d'Orson Welles, interprété par un Daniel Day-Lewis (tout auréolé de son Oscar du Meilleur acteur) au-dessus de tout qualificatif : sa composition "littéralement démente " (Première) est « une des plus extraordinaire que l'ont ait jamais vue sur un écran » (Le Nouvel Observateur), mais aussi « cabotinée et dénuée d'émotions », toujours selon les (Inrockuptibles).ha ha eux y z'en loupe pas une ces gros connards !!!
Si elle doit beaucoup à l'interprétation habitée de son acteur principal, la grandeur de l'œuvre à la fois classique et moderne, est saluée. « There Will Be Blood est l'un des films les plus impressionnants du XXIe siècle » (L'Express), une métaphore dantesque « tout en contrastes : espace et confinement, lumière et ténèbres, grandeur et décadence », (Studio) décrivant « l'affrontement fondateur de la société américaine», tiraillée entre l'appât du gain et la religion, représenté par un Paul Dano qui réussit l'exploit d'exister face à son illustre partenaire.
Une lutte « entre deux formes de convoitise » qui « donne... une puissante colonne vertébrale » (Le Monde) à une œuvre d'une beauté plastique à couper le souffle" "les lumières et les couleurs sont somptueuses » (Le Nouvel Observateur), et à travers laquelle le réalisateur se pose en digne héritier de Griffith, Ford, Hawks, Walsh, Cimino, Scorsese et autre Stroheim. Bref, cette « fresque intimiste où s'affrontent l'or et la foi » (Télérama) est incontournable pour tout amateur de cinéma qui se respecte.