La critique du Nouvel Obs
Le film prend toute son épaisseur dans la seconde : il traite, entre mille allusions au conte (forêt, sommeil d’Alicia, traversée d’un miroir métaphorique) du passage à l’âge adulte, de l’absence des pères, de la reconstruction d’une famille fantasmée, bref, des tâtonnements de la première génération chilienne née après la dictature. Certaines scènes, de danse sur les vinyles du père d’Aurora,de descente vers la ville obscure, et d’amour à trois, imposent alors leur charme patent.
Lucie Calet
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La critique des Cahiers du cinéma
A partir d'un scénario écrit dans ses grandes lignes, la méthode de tournage de Sébastien Lelio donne libre court à l'improvisation tant textuelle que gestuelle de ses acteurs. Comme l'air qui s'engouffre par les fenêtres de la maison, le jeu des comédiens apporte un vent de liberté et de fraîcheur dans cette vieille demeure parentale.
Nicolas Azalbert