Michael Fassbender : David
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Revue de presse frenchy
Attendu par ses fans comme le film qui pourrait permettre de le remettre sur le devant de la scène (comme Gladiator qui avait su en son temps sortir le cinéaste des années de disette qu'il connaissait) et par ses détracteurs comme la confirmation d'une supercherie qui dure depuis bien trop longtemps, Prometheus n'aura au final rien changé à cette situation embarrassante.
La folie des grandeurs du cinéaste et sa direction artistique toujours aussi soignée suffisent à satisfaire la plupart des spectateurs alors que la pauvreté de sa mise en scène (et les aberrations de découpage et de gestion de l'espace) révolte les autres. Un fait d'autant plus dommageable que le film semble se complaire dans la prétendue intelligence d'un scénario soit-disant métaphysique qui tient plus d'une volonté révisionniste affichée du film matriciel que de vraies envies d'auteur.
Pourtant rien n'y fait et les fans applaudissent, (c'est bien connu :Par nature un fan est un con) préférant rendre Damon Lindelof coupable des défauts et encouragent le cinéaste dans son entreprise de démolition. Avec la mise en chantier d'un Blade Runner 2, on se demande encore pourquoi les conservateurs (qui répondent pourtant toujours présent à chaque resucée d'un classique) n'ont pas encore frappé. Intouchable on vous dit !
Il y a pourtant Kingdom of Heaven dont les fans préservent l'intégrité par la présence d'une director's cut améliorant (il est vrai) un film bien pataud ou Robin des bois qui tente de rejouer Gladiator en transformant le personnage en icône de la révolte sociale et du prolétariat. Pourtant, c'est bien Une Grande année (2006)La daube!!!qui continue encore et toujours de provoquer l'indignation.
Comment un cinéaste réputé pour son ambition formelle a-t-il pu accoucher d'un film si plat et surtout aussi pauvre visuellement qui accumule les clichés inhérents de la France vue par la population outre-atlantique (aurait-il oublié qu'il n'est pas américain ?) et qui propose quelques instantanés d'improbabilité avec un casting hétéroclite au possible. Mais bon, on dit que c'est un film personnel alors...
Par Jordan Kalfon (15/11/2013 à 16h10)