Les murs saturés de la ville sont le lieu d’une bataille où chacun tente de recouvrir la signature du précédent. Blasés par cette bataille sans fin, les deux jeunes décident de concrétiser une chimère urbaine, le graal de tout graffeur new-yorkais : tagger la pomme du Stadium des Mets, sortie sorte d’effigie mascotte qui sort (Ffff. APPARAIT) à chaque homerun…
Mais aux Etats-Unis quand on veut on ne peut pas toujours.Le réalisateur Adam Leon a une manière simple et originale de montrer la fatalité sociale qui pèse sur ses deux personnages. Ils enchaînent galère sur galère et pourtant gardent toute leur verve, leur ironie et le film toute son énergie puisée dans un curieux mélange de styles (burlesque, film de casse, blacksploitation etc.) qui marche divinement bien. La confrontation avec la jeune éminemment wasp joue en douceur les touches du cliché et enchaîne par un accord parfait sous forme de plan de western.
Gimme the loot est le premier long-métrage d' Adam Leon. Son dernier court-métrage, Killer a été présenté au Musée d'Art Moderne de New-York et au Lincoln Center dans le cadre du Festival New Directors / New Films.
Tournage
Le film se déroule sur deux chaudes journées d’été et suit Malcolm et Sofia dans une aventure à travers les rues de New York. L’histoire parle du temps et de l’espace et pour cela, il fallait réussir à filmer New York dans son entité. «On s’est emparé des rues de tous les quartiers, du Bronx à Manhattan, filmant parfois caméra à l’épaule, en rusant tout comme les personnages, pour rester au plus près de leur réalité.» déclare le cinéaste.
Inspiration
Adam Leon affirme s'être «beaucoup inspiré d’un joli film de 1953, Le Petit Fugitif, tourné dans les rues de New York avec des enfants non-professionnels. J’ai également regardé les comédies de Sidney Poitier/ Bill Cosby des années 70, comme Uptown Saturday Night, et les road movies de Bob Hope/ Bill Cosby"