L'ENCINEMATHEQUE
présentation presse projection
La petite histoire...
Après la sortie du film en salles, il déclare dans une revue de presse une des raisons qui l'ont poussé à faire ce film:
«Je crois que nous sommes entourés de monstres comme ça. On n'a qu'a lire les journaux, c'est quelque chose d'effrayant. Je crois que nous sommes comme ça depuis vingt ans, nous sommes au temps des assassins. Nous sommes absolument entourés de monstres et je connais, moi, des jeunes filles qui sont exactement pareilles au personnage de Catherine, je crois avoir fait quelque chose de violent, mais tout à fait logique.»De plus il ajoutera que le rôle de Chatelin était écrit expressément pour Jean Gabin.
Ce brillant scénario est concocté par son ami journaliste Maurice Bessy, critique de cinéma, fondateur de la revue hebdomadaire Cinémonde en 1928. Dans un petit bulletin de mai 68 il parle de son ami Julien. Voici un court extrait de ses propos :
«Il ne croyait pas au style que beaucoup de réalisateurs s'attribuent en recommençant dix fois le même film.. Créer, pour lui, c'était tenter. C'était aussi se tromper, pour mieux réussir ensuite. C'était disposer d'un faisceau de lignes de force et les utiliser toutes … Il était on ne peut plus maladroit avec les journalistes, se bornant à déclarer qu'il n'avait rien à dire, qu'il était un compteur Conteur d'histoires et que les metteurs en scènes qui bourraient leurs ouvrages de considérations métaphysiques, esthétiques ou autres, le faisaient doucement rigoler …»
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Dans un café parisien, Duvivier aperçoit, accoudé au bar, un jeune homme qui pourrait correspondre physiquement au personnage du jeune Gérard Delacroix. C'était Gerard Blain , un jeune acteur qui a déjà fait quelques figurations au cinéma. Ce sera évidemment son premier rôle important avant d'être réellement révélé deux ans plus tard par Claude Chabrol dans «Le beau Serge».(Voui ben...je l'ai vu récemment ce fameux "BEAU SERGE" dont j'entend les éloges pleins de trémolos depuis...c'est assez TARTE!)