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Jacques Lourcelles estime qu'avec The Wonderful Country (rebaptisé renommé L'Aventurier du Rio Grande en France), Robert Parrish a donné le meilleur de lui-même. « Western mélancolique, lyrique par endroits [...] le film trouve son unité interne dans deux éléments forts : son thème principal, la régénérescence morale d'un homme pris entre deux modes de vie, deux cultures, deux patries, et la superbe composition de l'image qui donne aux hésitations du héros, aux vicissitudes de son destin leur relief et leur densité particulière. »
De son côté, Robert Parrish confie : « C'est un film qui signifie tant de choses pour moi, qui m'est tellement personnel. Un film aux dimensions d'un pays. Je me souviendrai toujours de la dernière nuit de tournage. [...] Nous avions filmé la fête qui se déroule dans le village américain, et nous l'avons continuée pour de vrai. [...] Tout le monde pensait que l'on avait réalisé un chef-d'œuvre. Je sentais que j'avais réussi mon meilleur film, et cette nuit a été immense. »
Bertrand Tavernier qui connaissait intimement Parrish, pour avoir coréalisé avec lui Mississippi Blues (1983), classe, pour sa part, The Wonderful Country aux côtés des plus grands westerns de l'histoire du cinéma,"l'un des plus romanesques, dont deux scènes, parmi les plus belles, furent écrites par un écrivain de la Liste noire, Walter Bernstein », précise-t-il. L'interprète principal, Robert Mitchum s'est intéressé au film au point d'en être devenu le producteur. Il a d'emblée aimé ce personnage d'aventurier vulnérable et déchu qu'il incarne de façon inventive. Notons qu'Henry Fonda puis Gregory Peck, pressentis pour jouer ce rôle, ont décliné cette offre.