La critique frenchy
(+ou-condescentante voire négative comme il se doit de la part d'un pays à l'exception culturelle si exacerbée malgré une production cinématographique pas si géniale finalement...)
La plupart des critiques sont partagées pour ce film.Ainsi Première déplore une «intrigue extrêmement conventionnelle» mais admet que «le film laisse un arrière-goût pas vraiment déplaisant», Filmsactu trouve l'intrigue «trop mollassonne» mais reconnaît que «ce n'est pas la grosse catastrophe redoutée» et Le Parisien aussi le trouve «d'abord très amusant» mais regrette qu'il finisse par «sembler interminable».
Télérama est le plus partagé et hésite entre qualifier le long métrage de «blockbuster récréatif qui a vraiment la classe» ou à l'inverse de «mauvais blockbuster dans toute sa splendeur» qui a transformé les deux héros en «Starsky & Hutch en plus kitsh et plus gay».
De son côté Le Figaro s'enthousiasme et affirme que « Ritchie a dépoussiéré Conan Doyle» grâce à une «paire d'acteurs éblouissants» tout comme Excessif pour qui il s'agit du «cocktail parfait entre une intrigue énigmatique, des hommages subtils et un fun jubilatoire».
Au contraire, pour Libération le long métrage est «sympathique» mais «frise le guignol» et Jude Law y campe «un Watson de pret-à-porter». Attaché au personnage d'origine, L'Express se demande «où est passé l'esprit de déduction» et Le Nouvel Observateur regrette la mise en scène d'un «Guy Ritchie à la caméra plus épileptique que jamais».
Vincent Ostria (L'Humanité, 03.02.2010)
Notre chère loque ! Imaginons que ça raconte les exploits d'un détective pugnace du XIXe siècle nommé Peter Cavendish. Ce serait tout simplement le meilleur film de Guy Ritchie, et on louerait le talent du pétillant acteur principal, Robert Downey Jr. On considérerait ça comme un film d'action style James Bond ou Jason Bourne, brillamment transposé à l'ère victorienne. Hélas, le fin limier porte le même nom que le héros de Conan Doyle. On est donc tenté de le comparer à l'original. Les exploits de Holmes de Doyle étaient axés sur le mystère entourant les enquêtes d'un détective très observateur.
Or ici, le talent de déduction de ce Sherlock new-look lui sert surtout à deviner les points faibles d'un adversaire qu'il va combattre physiquement. C'est plaisant, chaque détail étant annoncé et décomposé au ralenti, mais on ne voit pas le rapport. On ne demande pas que le héros ressemble *à la sempiternelle image d'Epinal gravée dans le celluloïd par Basil Rathbone, mais au moins qu'il corresponde au personnage ! Certes, beaucoup d'argent, d'énergie et d'efforts ont été dépensés pour reconstituer le Londres du XIXe siècle.
Les décors sont spectaculaires. Pourtant, cette longue traque d'un aspirant maître du monde (un lord satanique qui tente de s'emparer du pouvoir en formentant divers attentats) conviendrait mieux à Blake et Mortimer. Pas à Sherlock Holmes, qui en général exerce son talent sur des affaires plus intimistes. Enfin, au moins ça donne envie de relire les originaux.
Jean-Luc Douin (Le Monde, 02.02.2010)
[...] L'interprétation burlesque de Robert Downey Jr. agace. Sans vouloir rester à tout prix *dans la mélancolie de Basil Rathbone, qui incarna si bien Holmes dans les années 30, on reste sceptique devant le cabotinage de ce dandy romantique décadent, prompt au pugilat, mentaliste mariolle, excentrique gay, aux yeux de toxico hagard parfois cachés derrière les lunettes rondes cerclées qu'abordait Johnny Deep dans Public Enemies. [...]
* Mais si ! justement ! vous demandez cela :la sempiternelle interprétation etc....
Bon vous comprenez pourquoi -sauf à quelques rares exceptions près- j'évite autant que possibeul la critique franchouillarde,arrogante et blasée... pauvres petits trous du cul :quel film feraient-ils avec 99millions de dollars tous ces écrivaillons à la manque !?