Revue de presse
Dans Mensonges d'Etat, la presse française s'est accordée à « reconnaître la patte de l'Anglais » (Studio) Ridley Scott, qui se manifeste par des"scènes d'action réglées au cordeau"(Le Figaroscope) et une"mise en scène obsédée par le rythme » (Télérama), capables d'alimenter une « tension réelle ». Quant au Nouvel Observateur, il trouve le film «visuellement superbe, mais un poil trop long.» La critique a salué la performance de Leonardo DiCaprio et de Russell Crowe, « respectivement homme de terrain pris par ses émotions et stratège froid et manipulateur » (Studio).
L'Anglais Mark Strong, dans le rôle du chef des services secrets jordaniens qui collabore avec DiCaprio en "Jack Bauer en jellaba"(Télérama), a par ailleurs été considéré par Premiere, Le Monde et Le Parisien comme une véritable"révélation"En revanche, le scénario,"passionnant"(Le Figaro) selon les défenseurs du film, est,selon ses détracteurs, tel que l "on se perd dans le dédale d'une histoire complexe et au bout du compte très embrouillée" (Le Parisien).
Le propos politique du film a également été diversement apprécié:il a été jugé conventionnel par certains comme Studio qui estime que"les intentions ne suffisent pas à faire de grands films"tandis que d'autres,à l'instar de Télérama ont apprécié une intrigue"idéologiquement moins retorse qu'elle en a l'air et qui stigmatise implicitement la propension de l'administration américaine à s'inventer des ennemis pour justifier une politique impérialiste"
Mais après Syriana, Détention secrète et autres Royaume, il a été souligné que l'effet de nouveauté pour ce genre de thriller d'espionnage hi-tech s'est essoufflé et que le film « se pare très vite d'un air de déjà-vu » (Studio). Il n'empêche que l'impression d'ensemble est positive, les publications estimant qu'un juste équilibre a été trouvé entre action et réflexion. Pour Le Monde, Mensonges d'Etat serait même « l'un des plus réussis des films d'action nés des décombres du 11 septembre » tandis que, pour Les Inrockuptibles, le film remplirait sa mission qui consiste à « rendre compte d'un monde fou, flou et du flux »