La critique de DEVIL DEAD (2)
Alors qu’il s’agit d’un film de grande envergure et avec des acteurs, JOHN CARTER est curieusement confié à un réalisateur qui n’a œuvré jusque là que sur des dessins animés en images de synthèse. Faisant partie intégrante de l’équipe créatrice de Pixar, Andrew Stanton a ainsi travaillé, entre autres, sur TOY STORY, 1001 PATTES ou encore RATATOUILLE alors qu’il a assumé seul la réalisation du MONDE DE NEMO et de WALL-E. Force est de constater que le cinéaste s’est montré à la hauteur en proposant un spectacle qui a l’énorme avantage d’approcher le cinéma d’aventures de manière très classique. Au point que JOHN CARTER ne ressemble pas vraiment aux blockbusters contemporains mais retrouve plutôt le charme de métrages tels que le premier STAR WARS. Autant dire que ce JOHN CARTER nous a emballé. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance puisque le film se base sur une œuvre littéraire que les scénaristes, dont Andrew Stanton , ont très librement adapté dans ce film . Ainsi,JOHN CARTER n’est pas exactement l’adaptation du livre original mais plutôt un mélanged’éléments et d'intrigue puisées dans les deux premiers ouvrages : La Princesse de Mars et Les Dieux de Mars.
A partir de là, quiconque chercherait une adaptation fidèle risquerait d’être déçu. L’intrigue générale a été entièrement revue, certains rebondissements totalement modifiés et des raccourcis sont souvent utilisés. C’est le cas par exemple du début et de la fin de l’histoire. Rien de bien surprenant, en réalité, puisque Edgar Rice Burroughs ne donnait pas à l’origine d’explication concernant le voyage astral de son héros. Pour les spectateurs d’aujourd’hui, cela s’avère inconcevable et les auteurs du film proposent une solution séduisante sans pour autant être totalement convaincante. Néanmoins, on conserve bien le personnage d’Edgar Rice Burroughs, l’écrivain faisant lui-même l’introduction de l’histoire en la présentant comme une aventure réelle. En tout cas, il faut être bien conscient que les agencements sont nombreux.