La critique de DEVIL DEAD (1)
Ancien capitaine de l’armée confédérée, John Carter est à la recherche d’un trésor, une caverne légendaire remplie d’or. Mais il va surtout trouver un autre monde lorsqu’il sera transporté hors de notre planète pour atterrir mystérieusement sur Mars.
Pour le grand public, le nom d’Edgar Rice Burroughs est généralement associé à un personnage emblématique de l’aventure, Tarzan. Mais l’écrivain n’a pas seulement exploré au travers de ses histoires que la jungle africaine. On lui doit ainsi des voyages vers l’île oubliée de Caspak où des dinosaures évoluent au milieu des humains ou encore l’exploration de Pellucidar, un monde au centre de la Terre. Mais Edgar Rice Burroughs a aussi permis à ses lecteurs de voyager au-delà des frontières terrestres en plaçant ses aventures sur d’autres mondes du système solaire. D’ailleurs, le héros du film JOHN CARTER le dit lui-même dans les œuvres originales, il lui serait possible de voyager vers d’autres planètes si son cœur n’était pas définitivement lié à Mars! Aventures,mondes étranges,civilisations oubliées créatures et science-fiction vont ainsi faire partie des très nombreuses histoires écrites par Edgar Rice Burroughs et publiées sous formes d’épisodes au sein de publications populaires, les Pulp magazines,au début du XXème siècle Malgré un riche potentiel, en dehors de Tarzan l’œuvre d’Edgar Rice Burroughs sera assez peu visitée par le cinéma. Ainsi, dans le registre «Fantastique», il n’y avait eu jusqu’ici que les trois productions de la Amicus adaptant d’un côté Caspak (LE SIXIEME CONTINENT et LE CONTINENT OUBLIE) et de l’autre Pellucidar (CENTRE TERRE, SEPTIEME CONTINENT). Pourtant, la série d’histoires consacrée à Barsoom dont est issue JOHN CARTER a suscité l’intérêt du Septième Art et ce depuis bien longtemps.
Ainsi l’idée de produire des aventures animées furent envisagée avec l’aval du romancier durant les années 30 mais l’aspect avant-gardiste d’un tel projet sera finalement enterré. L’œuvre d’Edgar Rice Burroughs influencera tout de même très fortement pas mal de cinéastes, certains n’hésitant pas à emprunter sans vraiment le dire des idées à l’écrivain comme dans le TOTAL RECALL de Paul Verhoeven avec l'usine atmosphérique (absente du film JOHN CARTER). Mais, auparavant, un certain George Lucas n’a jamais caché avoir puisé son inspiration dans les Pulp pour l’écriture de LA GUERRE ETOILES. Ironie du sort, c’est justement à cause du succès de STAR WARS que des producteurs achètent les droits des livres du Cycle de Mars pour le compte de Disney au début des années 80. Le film ne se fera pas et les droits changeront de main. Par la suite, plusieurs cinéastes travailleront sur des projets d’adaptation comme Robert Rodriguez ou Jon Favreau. Mais c’est Disney qui en reprenant les droits des livres donnera enfin un vrai départ à ce qui deviendra JOHN CARTER. Dans le même temps, les trublions de The Asylum en ont profité pour tourner leur propre adaptation, PRINCESS OF MARS, avec des moyens qui n’ont pas grand chose à voir...