Analyse & critique de DVD Classik(4)
Dès que le film commence vraiment, après la fin de la guerre (c’est-à-dire au bout d’une bonne demi-heure), l’ensemble plonge inexorablement vers le moins bon. En premier lieu, l'oeuvre présente techniquement beaucoup de problèmes. La photographie ne met pour ainsi dire personne en valeur, même pas Jennifer O’Neill qui, avouons-le, a pourtant un très joli minois. Les tons sont neutres, les nuances sont rares, mais parviennent tout de même de temps en temps à offrir de belles images : le bivouac en plein désert durant la nuit passée en extérieur par Wayne, Rivero et O’Neill est plastiquement assez beau.
Ce qui n’est assurément pas le cas dans la scène suivante, le lendemain matin, quand tout ce beau monde se réveille, la séquence donnant fortement l’impression d’avoir été tournée en plein début d’après-midi (une « nuit américaine » pas très réussie). La tenue de l’image alterne entre le médiocre et le correct, ce qui peut paraître bien inhabituel pour un film de Hawks, tant l'homme a su par le passé constituer de véritables perles de simplicité et de beauté.