Analyse & critique de DVD Classik(3)
Toujours solide, immense, fort et digne, en comptant un ajout d’embonpoint qui se fait sérieusement sentir avec l’arrivée des années 70, le Duke montre qu’il a toujours le monopole du charisme : inutile de dire qu’il crève l’écran du début à la fin, comme à son habitude, et qu’il remonte le niveau du film, beaucoup plus modeste que ses quatre précédentes collaborations avec Hawks. S’il est plus fréquemment doublé à l’écran que d’ordinaire, c’est surtout parce qu'il vieillit et que les scènes en altitude commencent alors à se faire plus pénible pour lui.
Ensuite, il y a Christopher Mitchum, fils de Robert, qui s’en sort convenablement : pour un jeune acteur au large sourire, il tire son épingle du jeu et ajoute un peu de fraîcheur à l’entreprise. Enfin, pour clôturer cette présentation du groupe de tête, il y a Jorge Rivero qui, après quelques films mexicains sans grande envergure, se fait engager par Hawks pour ce film. Rivero s’en sort, lui aussi, plus que correctement, surtout en regard de la direction d’acteurs un peu lâche.Il livre une interprétation sympathique,très masculine, et forme un joli duo avec Wayne.
Son rôle sera en revanche malheureusement compromis par une histoire d’amour inintéressante qui tend régulièrement à ridiculiser son personnage. Hawks, n’ayant pu avoir Robert Mitchum (déjà présent dans El Dorado), décide ainsi de décliner le rôle en deux jeunes personnages, ceux tenus par Christopher Mitchum et Jorge Rivero. Si la combinaison ne fonctionne pas avec autant de réussite que dans El Dorado, force est de constater que les deux acteurs donnent le meilleur d’eux-mêmes, n’ayant pas vraiment à souffrir de la comparaison.