Analyse & critique de DVD Classik(2)
Rio Lobo compte, certes, nombre de défauts. L’intrigue paraît sans envergure, et même arrangée de manière à cacher le peu de consistance de l’ensemble, mais présente tout de même de jolies scènes. Prenons par exemple toute la séquence d’ouverture avec l’attaque du train. Elle est efficacement mise en scène, vraiment impressionnante et rythmée, entrecroisant avec maestria les divers niveaux du plan établi par les Confédérés (graisser la voie, récupérer le train, le stopper avec les cordages, emporter l’or…), et présentant un portrait tout à fait convaincant des sudistes fauchés mais malins, et du rouleau compresseur nordiste, à la fois déterminé et possesseur de gros moyens.
Tout le début du film bénéficie d’un joli sens du détail,d’un montage assez rigoureux,d’une action omniprésente et d’une présentation des personnages fort sympathique. Ce qui nous amène à parler du casting. Evidemment nous retrouvons John Wayne, alors au sommet de sa gloire, déjà incontestablement mythifié aux yeux du public, et entamant la dernière ligne droite de sa carrière (il ne tournera plus que neuf films après celui-ci, dont sept westerns).