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 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
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CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
  • 12842 articles publiés
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  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
    Origine : 75 Paris
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    © DR -LE COUTEAU DANS L'EAU de Roman Polanski (1962) p19

    03/10/2013 04:29

    © DR -LE COUTEAU DANS L'EAU de Roman Polanski (1962) p19


     

    par Alexandre Tylski, Université Toulouse II (suite 13)
     
    De la responsabilité
     
    LE COUTEAU DANS L'EAU se pose ainsi comme un questionnement cinématographique sur  "qu’est-ce qu’être adulte ?"A priori, Polanski ne donne pas nécessairement de réponse. A la fin du film, il laisse le mari au carrefour hésitant à aller se dénoncer à la police (il croit avoir tué l’étudiant) ou rentrer avec sa femme. Le film s’arrête là et se refuse à donner un dénouement réel au film, parti-pris peu apprécié par un des membres de la « kolaudacja » (comité gouvernemental polonais décidant des films à distribuer). Si au final, l’avis général est bon « le plus haut représentant du parti était le seul à insister pour que l’on modifiât la fin du film : « Faites-les rentrer chez eux ou aller à la police, répétait-il, soit l’un, soit l’autre.» L’idée qu’on pouvait laisser le public le soin de tirer lui-même les conclusions d’un récit lui semblait un véritable anathème. »(Connard!) (A, p. 245).
     
    Comme chez Fellini, Polanski laisse ici « trois points de suspension » à la fin de son film (et contrairement à Voyage en Italie qui se terminait en happy end). Aux spectateurs donc d’agir et de réfléchir, ou plutôt : "de se réfléchir" - puisque l’intérêt du film réside probablement aussi dans cette vision en miroir des protagonistes anti-héroïques, êtres communs, plein de défauts et perdus dans la nature. « Quelle amertume se dégage de cette hasardeuse rencontre entre un Tristan à la fois naïf et roublard et une Yseult à la fois lucide et blasée, et comme, en dépit de la poésie des blanches croisières, l’homme vit ici à ras de terre !
    *
    Ici comme partout, nous répondront qui ont vécu. Vision pessimiste ? Non pas : la vérité des sentiments n’est ni enjolivée ni noircie : elle exige simplement du spectateur le courage de se voir qu’en lui-même enfin… » (Jacques Belmans, Roman Polanski, p. 37). Le jeune étudiant quand il se voit reflété dans l’eau se met à cracher, mais le crachat n’est pas emmené par le courant, le bateau n’avance plus, et cet auto-stoppeur non plus.
     





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