La Cinémathèque Française(2)
La mise en scène ne suscite guère l’enthousiasme. Si Rodolphe-Maurice Arlaud souligne la "recherche particulière pour la belle photographie",d’un réalisateur qui traque « la note dans un décor animé, le petit rien qui donne du relief à une scène » ; « le travail (…) honorable, quelquefois même habile » de Jean-Pierre Melville « ne suffit pas » à J.-G. Pierret, qui « attend mieux la prochaine fois ». La presse exige aussi un meilleur scénario. « Avec un générique réduit à sa plus simple expression et une mise en scène elliptique » note Henri Lemaire, « le début, pourtant, est parfait (…). Mais le rythme s’essouffle rapidement sous l’effet des invraisemblables dialogues de Le Breton. Le talent de Jean-Pierre Melville méritait certes mieux que d’être mis au service d’un scénario aussi faible ».