La Cinémathèque Française(1)
« Il ne tourne pas souvent, et c’est avec une certaine curiosité que l’on attendait Bob le Flambeur » annonce J.-G. Pierret dans Radio Cinéma Télévision. La critique s’intéresse à la récente adhésion de Jean-Pierre Melville au film noir. Même si l’ouvrage parait « efficace », note Henry Lemaire dans le quotidien belge Le Soir, « la recette n’a rien d’original et le plus gros défaut des films noirs produits à Billancourt et qui nous sont offerts en pâture, est de venir après Du rififi chez les hommes qui était bien le modèle du genre"
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Loin de partager l’opinion de son confrère, Rodolphe-Maurice Arlaud estime, dans Combat, que Bob le flambeur, porté par « l’excellence de [son] intrigue », renouvelle « avec humour un genre bien fripé, celui du milieu, de ses pompes et de ses œuvres ». « Film où la psychologie et l’étude des mœurs s’entrelacent dans l’atmosphère parfaitement restituée des milieux interlopes de Paris » rappellent Les Trois Masques qui, dans Franc-tireur, prédisent à Bob le flambeur une « renommée [qui] demain atteindra celle de Max le Menteur et de Toni le Stéphanois ».