La critique de DEVIDEAD (fin)
Pourtant, si les prémices de 5150 RUE DES ORMES semblent lorgner vers un thriller psychologique, le film d’Eric Tessier sombre petit à petit vers l’horreur. Au fur et à mesure que l’intrigue se déroule, l’aspect abominable de la situation ainsi que l’étrangeté de la famille se fait de plus en plus tangible.L’occasion de suivre,comme son héros,une descente dans la folie d’un joueur d’échec qui camoufle un projet totalement délirant et qui ne sera dévoilé qu’en fin de métrage.
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Une dernière révélation qui place complètement 5150 RUE DES ORMES dans le domaine du cinéma horrifique. Sobre jusque là dans ses débordements d’images violentes, le film se lâche dans un épilogue grand guignol, véritable apothéose de cette étrange et horrible affrontement à base de jeu d’échecs. Dans un registre où la facilité généralement l’emporte sur le reste, le film suit un crescendo dans l’horreur tout en servant une intrigue adulte et réfléchie. Autant dire que cela fait de 5150 RUE DES ORMES un solide métrage d’horreur psychologique, aussi malin qu’ingénieux !
Christophe "Arioch" Lemonnier