La critique de DEVIDEAD (3)
Toutefois, dans 5150 RUE DES ORMES, la famille, présidée par un bourreau, se montre sous un jour particulièrement normal. La mise en scène n’en fait d’ailleurs pas des tonnes pour nous dépeindre des voisins au-dessus de tous soupçons et non pas de monstrueux tueurs. Ce décalage fonctionne ainsi à merveille en installant assez souvent un humour noir surprenant. Le déroulement du film nous permet de descendre en douceur dans la froide et horrible réalité d’une famille qui s’est gentiment égarée sous la domination d’un patriarche obsédé par les échecs.
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La prestation de Normand D’Amour est, à ce titre, particulièrement savoureuse. Pour lui donner la réplique, la distribution s’avère des plus solides et l’on notera évidemment la présence de Marc-André Grondin, jeune comédien qui n’a clairement ici pas volé son César de Meilleur Espoir Masculin en 2009 décerné pour LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE. Puisque l’on parle de récompense, il apparaît inévitable de ne pas préciser que les spectateurs de l’édition 2010 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer a plébiscité 5150 RUE DES ORMES et lui a attribué le Prix du Public.