La critique de Cinéstrange (fin)
5150, Rue des Ormes choisit une réalisation « traditionnelle »... Soignant au possible ses plans et livrant une atmosphère très inquiétante et glauque au sein de la famille chtarbée habitant au 5150, Rue des Ormes, le film d’Eric Tessier se dévoile aisément comme une œuvre accrocheuse et prenante durant laquelle un jeune étudiant en cinéma se retrouve prisonnier d’un père de famille persuader de tuer au nom du bien. Sans jamais trop intellectualiser son sujet, 5150, Rue des Ormes se veut comme un thriller efficace
5150, Rue des Ormes – « Commandes des chaussures de golf, autrement on ne sortira pas d’ici vivants. »La force du film d’Eric Tessier est justement la distance qu’il maintient et la fascination évidente qu’il a à l’égard de ses protagonistes torturés et de leur situation atypique. Et pourtant il aurait été très facile de tomber dans certains clichés étant donné que le film aborde presque le même personnage que celui de Bill Paxton dans Emprise, mais il se révèle comme un tour de force admirable lorsqu’il décide de faire comprendre que même la notion de « bien » de la victime est dénuée de valeur.
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Sombrant peu à peu dans une folie obsessionnelle, le personnage joué par le très bon Marc-André Grondin demeure tout aussi complexe que le père psychopathe.5150, Rue des Ormes choisit de s’intéresser à chaque personnage en donnant des indices très subtils ou en faisant partager des informations jamais inutiles pour renforcer la confrontation qu’il observe