Rencontre avec Jean Jacques Beineix (version intégrale)
Propos recueillis par Frédéric Mignard,le 18/4/2006
L’interview intégrale de l’un des derniers génies du septième art français, totalement égocentrique, mais carrément fascinant.Beineix est un sacré metteur en scène. Adulée par des puristes de l’image dans le monde entier, son œuvre a quelque chose de divin. Dans la forme et le fond, son travail semble touché par la grâce...
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Enfant prodige des années 80, il a su dès son premier long métrage, Diva, imposer sa patte et devenir le cinéaste emblématique d’une décennie et d’une génération, Carax et Besson arrivant quelques années après. Pointilleux, exigeant et obstiné, il ne pouvait que susciter des passions et des haines. L’œuvre de Beineix a ainsi connu des échecs cinglants souvent surlignés par une critique enragée. La guerre avec les critiques n’a depuis jamais cessé. Vingt-trois ans après La lune dans le caniveau qui se faisait démonter à Cannes, le réalisateur paie encore les frais de ses audaces. Nostalgique, remonté, paranoïaque et clairvoyant, l’ancien jeune premier du cinéma français qui aimerait refaire le système se dévoile dans une interview carrière. Un grand moment avec l’un des derniers génies du septième art français, un artiste, un vrai.
Début d’interview. Jean-Jacques Beineix découvre le site "aVoir-aLire" sous mes yeux. Moment émouvant pour moi, il le range dans ses favoris, puis se rend compte de la présence de notre rubrique bande dessinée. Il me pose la question qui fâche...