La critique de DevilDead (3)
Avec son histoire romantique, L’ILLUSIONNISTE se rapproche assez nettement du film Hollywoodien de la grande époque. Grands décors, luxueux costumes et aristocratie... L’ILLUSIONNISTE est à l’évidence un film glamour. Un terme qui couplé à « classique » ne fait plus vraiment bon ménage de nos jours. Il n’en reste pas moins que L’ILLUSIONNISTE réussi à narrer agréablement son histoire avec le concours, qui plus est, d’interprètes de qualité tel que Rufus Sewell, Paul Giamatti, Jessica Biel et Edward Norton.
La magie dans le film servira autant à donner une aura particulière à son personnage qu’à résoudre le conflit amoureux et politique de son intrigue. Dans ce dernier cas, il n’y a rien de très neuf à l’horizon, l’utilisation de trucs divers pour manipuler et arriver à ses fins fut déjà utilisée à de nombreuses reprises à l’écran que ce soit dans un registre « magique » ou complètement réel (MISSION IMPOSSIBLE, LE MAGICIEN, F.X. EFFET DE CHOC…).
Pour en revenir à la comparaison avec LE PRESTIGE, on sera d’ailleurs assez surpris qu’en essayant de créer un personnage aux pouvoirs mystérieux, le film se termine de la manière la plus terre à terre qui soit. Tout le contraire dans LE PRESTIGE et il faut bien reconnaître que l’un est l’anti-thèse de l’autre. En tout cas, L’ILLUSIONNISTE n’a certes rien de révolutionnaire dans sa forme, ni même dans le fond, mais le charme opère tout de même très largement pour nous offrir un très plaisant et mignon spectacle.