La critique de Devildead (suite)
L’univers de la magie a inspiré dernièrement deux films qui sont arrivés sur les écrans à quelques mois d’intervalle. Deux films qui approchent leur sujet respectif de manière totalement opposée que ce soit dans la forme ou le fond. LE PRESTIGE s’attachait à démystifier la magie et le film réalisé par Christopher Nolan n’hésitait jamais à révéler les trucs utilisés par ses personnages. Le ton du film, très sombre et plutôt froid, prenait à l’arrivée la forme d’un véritable tour de magie avec sa façon de nous exposer ses intrigues tout en détournant l’attention du spectateur de certaines évidences.
Bien entendu, le film de Christopher Nolan-supérieur cinématographiquement parlant-va donc être le métrage auquel sera comparé inévitablement L’ILLUSIONNISTE de Neil Burger. Comparaison le plus souvent peu flatteuse à l’encontre de ce dernier. Pourtant, L’ILLUSIONNISTE a de nombreux atouts dans sa manche et surtout n’emprunte pas vraiment la même voie que le film de Christopher Nolan. Ainsi, plutôt que retirer la part de mystère de son illusionniste, le film de Neil Burger va, au contraire, conserver la magie de son personnage. Rien de surprenant puisque les ambitions de L’ILLUSIONNISTE sont de réaliser un film plutôt classique.