La critique de Devildead
Au début du XXème siècle, le magicien Eisenheim se produit à Vienne avec un certain succès. Toutefois sa relation avec une jeune aristocrate va provoquer le courroux du Prince Leopold…
Dès les débuts du cinématographe, un lien va se créer entre la magie et le cinéma. Des illusionnistes passeront devant la caméra, à l’image de Channing Pollock, alors que des cinéastes deviendront célèbres en utilisant la magie à l’écran comme ce fut le cas pour George Méliès. Le mystère entourant les magiciens sera aussi utilisé à de nombreuses reprises que ce soit dans un cadre « Fantastique » ou, plus rarement, de façon réaliste.
On se souviendra d’ailleurs d’une distinction faite par Clive Barker dans LE MAITRE DES ILLUSIONS. A savoir que l’illusionniste utilise des astuces pour réaliser ses tours alors que le magicien n’a pas de trucs et est doté de véritable pouvoir. La première catégorie s’avère donc plus rare au cinéma. L’illusionniste est alors parfois assimilé à un filou comme c'est le cas de Joan Blondell associée à Tyrone Power dans LE CHARLATAN.
L’épouvante et l’horreur n’oublieront pas non plus d’utiliser le « magicien » que ce soit directement comme dans THE WIZARD OF GORE ou encore de façon un peu plus périphérique (A L’OUEST DE ZANZIBAR, LES MAINS D’ORLAC…). N’oublions pas non plus les biographies dont la plus célèbre met en scène Tony Curtis dans le rôle de Houdini pour HOUDINI, LE GRAND MAGICIEN. La télévision se sera, elle aussi, intéressée au personnage de l’artiste manipulateur avec par exemple LE MAGICIEN où Bill Bixby incarnait un illusionniste utilisant ses trucs pour résoudre des affaires criminelles ou aider des personnes en difficulté.