La critique d'Abus de Ciné(suite)
Les références sont nombreuses mais sans pour autant être trop appuyées. On pense à Philip K-Dik, "Dark City", "Matrix", "Total Recall" le tout matiné d'un peu d'"eXistenZ". Ca, c'est pour le coté S.F. Car la grande force du réalisateur est d'éviter de se cantonner à un genre délimité par des codes. A la place, il les mélange adroitement en sélectionnant avec discernement ceux qui seront le plus en phase avec son script. Avec "The Dark Knight", il nous avait servi un brillant "Heat" avec des super-héros.
Avec "Inception", on a droit à un "Ocean's Eleven" dans les méandres du subconscient. C'est là d'où vient tout son art du divertissement à travers des thématiques aux puissantes résonances.Techniquement, la maitrise est constante, sauf peut-être pendant les scènes d'action. Bien qu'elles soient un peu plus lisibles que dans les Batman, celles-ci ne sont toujours pas le point fort du réalisateur britannique.
Qu'importe,l'ambition visuelle est à la hauteur des moyens mis en place.Nolan a l'intelligence de préférer les effets spéciaux mécaniques aux numériques, et de tourner dans de véritables espaces plutôt que sur fond vert*. Cela se ressent et les distorsions de l'espace prennent toutes leurs dimensions. Absolument renversant!
*ca a pourtant bien réussi à SIN CITY le fond vert et le numérique...vieux