Critique de Tootpadu (suite)
La symbiose entre les deux styles de l'écrivain et du cinéaste est telle qu'un foisonnement incessant d'idées et de figures mentales anime le récit. Jan Kounen s'en donne à coeur joie au maniement astucieux d'une structure narrative qui ne l'est pas moins. Le réseau de retours en arrière, nourri amplement aux références de la culture cinématographique la plus courante, fonctionne comme une plongée vertigineuse au coeur d'un environ nemment professionnel qui n'en a pas.
Pendant que notre protagoniste déjanté tombe dans une chute expiatoire, le film intuitif de sa vie se déroule devant nos yeux. Dans cette jungle de raccourcis et de rapprochements mentaux, plus besoin d'une narration sagement linéaire.
Kounen et ses co-scénaristes vont encore plus loin,en proposant une fin alternative après le premier semblant de générique qui ferme le cercle vicieux du bonheur trompeur duquel Octave ne s' échappera jamais. Nous non plus d'ailleurs, comme le montre la toute première publicité des frères Lumière, après le véritable générique.