Photo du haut à gauche :
Jean Dujardin et Frédéric Beigbeder
En bas Jan Kounen
La critique (mitigée) de "ça dépend des jours "(fin)
Le film le montre avec justesse (ceux qui bossent dans ce métier et qui ont regard critique et distant ne pourront malheureusement que le confirmer). C’est beau, chic, déjanté, un autre monde, un monde où l'on achète tout, sauf son âme. Certaines images peuvent choquer et énerver les personnes sensibles par leurs crudités (vomi, excréments, drogue, mort et compagnie). Il y a même des chances que certains en restent là.
Les images sont belles. C’est à noter. Un bon boulot. Le directeur de la photographie a réussi à capter toute l’energie de la publicité et s’en est donné à coeur joie. Plaisir de voir Jean Dujardin faire le métier,de voir Jan Kounen en guest(Pijaman!),ainsi que le déclencheur de tout ça, le romancier célèbre.
Pour le reste, il n’y a pas de miracle. Tout a déjà été dit sur le sujet, le film arrive trop tard pour faire une critique générale et universelle du monde de la pub.Par contre, si on prend le point de vue du personnage, on est beaucoup plus transporté par l’histoire, même si elle est banale et ordinaire (une descente aux enfers et une possible rédemption, aussi factice que le reste, d’ailleurs).Cela dit la fin est assez intéressante, par cette façon de prendre le spectateur à partie, au moment où l’on se réveille d'une certaine torpeur.
Mais l’ensemble manque d’un petit quelque chose… de vraiment corrosif ou de vraiment naïf… Le flot d’images, jolies ou pas, les produits estampillés « bon à consommer » font mouche. Mais on n’oublie pas que ce film vient trop tard.L’altermondialisation (la démondialisation et tous les réflexions sur des tentatives à des concepts plus humains) est déjà passée par là.
Cela n’empêche toujours pas les pub de montrer quand même des filles belles pour vendre des paquets de lessives.. et qu’à l’heure actuelle, on demande plus aux décideurs de s’acheter une humanité que de la dénoncer, artiste ou pas, d’ailleurs.
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