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 CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration
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CINEMA :Les blessures narcissiques d'une vie par procuration

VIP-Blog de tellurikwaves
  • 12842 articles publiés
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  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 10/09/2011 19:04
    Modifié : 09/08/2023 17:55

    Garçon (73 ans)
    Origine : 75 Paris
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    © DR -Dustin Hoffman :Interview LE POINT

    07/05/2013 04:42

    © DR -Dustin Hoffman :Interview LE POINT


     

    Interview LE POINT
     
    Pourquoi avoir attendu 75 ans pour réaliser votre premier film, Quartet ?
     
    C'est vrai qu'à la minute où je suis sorti du ventre de ma mère, je me suis dit :"Je veux réaliser un film", donc ça fait bien 75 ans !(Rires).J'avais commencé à réaliser Le Récidiviste dans les années 70 mais comme je jouais dedans et qu'à l'époque on n'avait pas d'écran de contrôle, je ne pouvais pas vérifier mon travail. Je dépendais du directeur de la photographie et du monteur. L'un me disait "bonne prise", et l'autre "mauvaise prise"J'ai donc fini par me virer moi-même.Mais je n'aurais pas dû.Le Récidiviste, finalement réalisé par mon ami Ulu Grosbard, a été l'un des meilleurs films de ma carrière.
     
    Pourquoi ne pas avoir réessayé plus tôt ?
     
    Il y a sans doute des raisons psychologiques profondes... Disons qu'il y a toujours, je pense, quelque chose qu'on attend tous de pouvoir faire un jour et quand enfin on le fait et que c'est merveilleux, on se dit « Mais pourquoi ai-je attendu si longtemps ? ». Eh bien, pour moi, c'est la réalisation. Et pour vous ? (Rires)
     
    Comment avez-vous découvert la pièce de Ronald Harwood, dont le film est l'adaptation ?
     
    J'étais sur le tournage à Londres de Last Chance for Love. Avec le directeur de la photographie, John de Borman, on discutait de la façon de tourner des plans et il m'a dit :"Pourquoi tu ne passes pas à la réalisation? J'ai répondu : « Eh bien, personne ne me soumet de scénarios ». Même si on a eu du succès comme acteur, il faut avoir fait ses preuves comme réalisateur pour que les gens fassent appel à vous pour leur film. Mon souhait a été exaucé ! La productrice Finola Dwyer m'a soumis le scénario de Quartet. Je l'ai lu dans l'avion qui me ramenait avec ma femme à Los Angeles. J'en finissais la lecture - et je suis un lecteur très critique - quand elle m'a demandé : « Mais pourquoi pleures-tu ?». J'étais très gêné ! Je lui ai répondu : « Il faut que tu lises ce script ! » Quartet parle de l'art qui illumine la vie, de la vieillesse aussi.
     
    Qu'est-ce qui vous a le plus attiré dans ce film ?
     
    Je m'intéresse toujours d'abord à l'histoire. Il s'agit d'une histoire d'amour entre deux personnes qui ne se sont pas vues pendant 40 ans et se retrouvent un jour dans la même maison de retraite. L'une d'elle ne s'est jamais mariée et l'autre - le personnage joué par  Maggie Smith - s'est mariée deux ou trois fois, mais en faisant en sorte d'épouser des hommes qu'elle n'aimait pas vraiment parce qu'elle est restée amoureuse de son premier mari (Tom Courtenay). J'ai le sentiment que quand on a eu dans sa vie des traumatismes, et qu'on ne les a pas résolus, ils demeurent aussi frais qu'au premier jour, ils vous poursuivent. Et leur traumatisme à eux n'a pas été résolu.
    *
    L'autre thème qui m'a intéressé c'est l'opéra. Quand j'ai commencé à jouer, ou plutôt à étudier la comédie, un de mes colocataires était Robert Duvall et son frère, William,était chanteur d'opéra. Et William avait deux amis qui l'étaient aussi. Donc j'ai vécu, dans mon premier appartement de New York dans le quartier d'Harlem, avec ces chanteurs. Je ne connaissais rien à l'opéra et je n'y connais toujours rien ! Mais je les admire.
     
    Vous parliez de traumatismes non résolus. Quels sont les vôtres ?
     
    Oh mon Dieu ! Je crois en la psychothérapie !
     
    Vous êtes plutôt freudien ou jungien ?
     
    Aucun des deux ! Mais tout le monde devrait avoir un bon thérapeute comme on a un bon dentiste.Je pense que c'est une réaction naturelle et humaine.Si on est capable de dépasser la douleur, de plonger dans ses propres faiblesses, cela devient plus facile.
     
    Êtes-vous d'avantage en paix avec vous-même grâce à votre thérapie ?
     
    Oui, mais pas complètement. J'ai un accord avec ma psychothérapeute : si je meurs avant elle, elle viendra quand même une fois par semaine visiter ma tombe pour une séance de psychothérapie !
     





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