La critique:Le Monde
Navidad manque un peu de substance, et le film tarde à se dessiner, gentiment égaré dans les chamailleries et les nostalgies de ses personnages. Ce n'est que très progressivement qu'on comprend que Sebastian Lelio, là encore à l'instar de ses contemporains, est obsédé par l'absence ou la trahison des pères. [...]
L'image politique de cette métaphore n'est jamais développée, le réalisateur et scénariste préfère explorer ses conséquences sur l'identité sexuelle de ses personnages. En guise de messe de minuit, il offre à son trio une séquence amoureuse, délicate et sensuelle, qui donne enfin sa raison d'être au film.
Thomas Sotinel