LA CRITIQUE
La note de Cinopsis: **
Melvin Udall (Jack Nicholson) est un écrivain solitaire. S'il est seul, cela ne semble pas trop lui peser, bien au contraire. Il est totalement misanthrope et passe son temps à vexer tous les gens qui se trouvent sur son chemin.A commencer par son voisin de palier, Simon Nye (Greg Kinnear, A Smile Like Yours), qui est un peintre adulé par le tout New-York, mais qui, pour son malheur, est gay. Il est donc la cible rêvée pour ce mufle sans manières qu'est Melvin.
La seule personne qui soit capable d'encaisser les sarcasmes du romancier, c'est la serveuse du restaurant (Helen Hunt) où, tous les jours, Melvin va prendre son déjeuner. Ces trois personnages vont être réunis grâce à Verdell, un horrible petit cabot au charme certain.S'il est un rôle qui pouvait être taillé exactement à la mesure d'un acteur, c'est bien celui de Melvin Udall pour Jack Nicholson. Muflerie, talent et vulnérabilité sont les principales"qualités" de ce personnage à l'éternel sourire de fauve, qui dit sans cesse: "Ne vous approchez pas où je vous bouffe tout cru!".
Mais on rit de son cynisme et de ses réparties, on est ému et dérangé par la justesse de ton. On aimerait, de temps à autres, être à la place de ce Melvin pour dire à certaines personnes ce qu'on ne dit jamais tout haut. Fort heureusement pour nous Melvin a un coeur, et le premier qui parviendra à le toucher c'est cet horrible petit chien qu'il commence par jeter au vide-ordures parce qu'il pisse devant sa porte (juste retour des choses?).
C'est le plus simple, puisqu'un chien ne peut pas répondre aux remarques acérées de ce vieux célibataire, obsédé par l'ordre et les microbes, maniaque au dernier degré. Observez sa façon de marcher, elle rappelle celle des enfants baignés dans leurs jeux intérieurs.D'excellents moments de comédie et générosité font de ce film un petit bijou à ne pas rater. Un seul mauvais point pour la fin un peu trop sucrée.
Marina Bergamelli