Analyse filmique par Sandra Walger (suite 13)
Ceci s’explique par le fait que le scénario est entièrement inspiré des propres souvenirs de Bergman enfant, qui rêvait devant les peintures moyenâgeuses où il découvrait la mort jouant aux échecs avec un homme et autres représentations de textes bibliques.Tout ceci a développé son imaginaire et le pousse à construire ce prologue comme une méditation,un mauvais rêve.Bien que le sujet soit totalement surréaliste,il utilise un arrière-fond céleste,terrestre ou infra terrestre d’une beauté étrange et familière.
Deux grandes oppositions entre les trois parties témoignent de cette volonté de créer le doute chez le spectateur : le chevalier marche à la manière d’un somnambule, l’écuyer reste endormi pendant tout l’extrait, et une certaine sérénité est retrouvée par le retour du soleil comme au réveil d’un cauchemar. Tout prête à croire au rêve.