Analyse filmique par Sandra Walger (suite 6)
Dans la seconde partie de l’extrait, l’espace va se réduire par l’intervention de la parole. Le chevalier est le premier à instaurer le dialogue et très vite s’installe un jeu de questions-réponses à distance.Les deux personnages sont filmés d’abord par des plans en pied du plan 16 au plan 24.C’est la mort qui prend les devants en avançant dangereusement vers le chevalier jusqu’au gros plan de son visage au plan 26.
On assiste à ce passage par trois raccords dans l’axe : plan en pied 25, plan moyen et gros plan au plan 26 pour atteindre le passage au noir du plan 27,comme un passage "à la mort". Le spectateur traverse la cape par un passage au noir et un raccord de l’autre côté de la cape.
La mort impose sa puissance, sa détermination et son pouvoir d’interrompre à sa guise l’échange verbal. Elle domine finalement l’échange en champs-contrechamps par l’amorce de sa cape. Elle conclut le dialogue par "C’est la couleur"qui marque définitivement sa supériorité dans le dialogue.