Commentaire/Analyse/critique (suite 5)
Une fois qu’ils ont établi l’inconsistance du rapport de classes, se noue progressivement entre les deux individus un peu en marge,un lien presque exclusif basé sur la perception mutuelle des sensibilités, que ne viendra troubler que le contact de chacun avec le monde, le"grand" : l’un est au fait de ses subtilités et tâche d’en jouer pour parvenir à ses fins, l’autre n’en connaît que son territoire à elle et se met soudain à rêver d’y faire pleinement sa place.
Dans la dernière partie, lorsque leurs relations se relâchent un peu et que Séraphine réoccupe presque seule l’écran, le film devient un peu moins intéressant, revenant plus sagement dans les rails de la destinée tragique d’un talent victime de ses excès.