Commentaire/Analyse/critique
Femme de ménage et peintre, actrice des plus atypiques du mouvement pictural dit « naïf » ou « primitif » (où s’illustra notamment le douanier Rousseau), Séraphine Louis dite "Séraphine de Senlis" (1864-1942) fait ici l’objet d’un subtil portrait signé Martin Provost (Le Ventre de Juliette),qui s’intéresse à la période de sa vie à partir de sa rencontre avec le collectionneur qui allait révéler son œuvre au public, Wilhem Uhde.
À défaut d’un vrai point de vue sur la création artistique tel qu’on pourrait en attendre d’un tel biopic, le film restitue avec tact la complexité et le mystère d’une personnalité qui ne doit définitivement rien aux clichés de l’artiste tourmenté et conscient de son art, ni au chapitre lénifiant des « fabuleux-destins » de gens ordinaires.